Parcours de formations « Vers une destination durable » –

Pour plus d'informations :

Cécile HOULLÉ
Chargée de mission Adaptation au changement climatique
– – –
☎ 03.29.52.45.82
✉ choulle@deodatie.com

Parcours de formations « Vers une destination durable » : 3ème édition

Les Offices de tourisme de Gérardmer, Bruyères et Saint Dié se mobilisent cette année encore avec le PETR pour proposer un parcours de formations/d’informations à destination des acteurs du tourisme. Le but est d’apporter témoignages et expertises afin d’aider le secteur professionnel très exposé, à s’adapter au changement climatique.

En 2020, le diagnostic de vulnérabilité a identifié quatre conséquences significatives du changement climatique sur les activités touristiques :

  • La baisse d’enneigement qui empêche la conduite d’activités liées à la neige sur le territoire et impacte négativement la fréquentation ;
  • Un renforcement de l’attractivité touristique 4 saisons du territoire, identifié comme un espace de fraîcheur lors d’été caniculaires de plus en plus fréquents…
  • … sous réserve de préserver les ressources naturelles support de cette attractivité. (Ressources qui devront alors faire face à la sur-fréquentation, à la dégradation des paysages, aux pénuries d’eau, etc.)
  • Une apparition de risques « nouveaux » pour les touristes : canicule, chutes de branches d’arbres, risque incendie…

Face à ce diagnostic, deux objectifs d’adaptation ont été priorisés :

  • Former les acteurs de la filière touristique à se diversifier et opérer une transition vers un tourisme durable 4 saisons.
  • Mettre en œuvre des mesures pour protéger et conserver les ressources du territoire face à la pression touristique.

Afin de répondre à l’objectif de former et soutenir les acteurs socio-professionnels touristiques dans leur adaptation au changement climatique, le Pays de la Déodatie a coordonné en 2022 un parcours de formations intitulé « vers une destination durable ».

En 2021-2022, 90 participants ont pu être formés sur 12 sessions, avec des retours enthousiastes. Pour la deuxième édition en 2023-2024, les trois Offices de Tourisme du territoire, le PETR et les intercommunalités ont organisé 8 de ces mêmes formations sur de nouveaux lieux et ont accueilli plus de 70 personnes.

Pour la troisième édition les OTI et le PETR vous proposent un rendez-vous mensuel d’Octobre 2024 à Mai 2025 avec des thématiques nouvelles (pollution lumineuse, labels de tourisme durable, gestion des déchets, forêt et changement climatique, slow tourisme…etc.) à noter 4 sessions proposées sous forme de webinaire interactifs pour s’adapter aux emplois du temps chargés !

À nouveau ce parcours de formations est gratuit et a pour but d’accompagner dans l’évolution de leurs pratiques tous les acteurs touristiques, des organisateurs d’activés sportives aux centres d’hébergement en passant par les restaurateurs, chambres d’hôtes et autres campings ou hébergements insolites.

Ces formations se veulent concrètes, sur le terrain et dans un esprit de partage des savoirs et des expériences. Elles vont permettre la rencontre d’acteurs du tourisme et de la protection de l’environnement et du patrimoine autour des conséquences du changement climatique qui impactent le plus notre territoire.

RETROUVEZ LE CATALOGUE A TÉLÉCHARGER ICI

Le programme et les dates en un coup d’œil :

Légende des couleurs :

  • PETR organisateur
  • OTI Bruyères – Vallon des Vosges organisateur
  • OTI Destination Vosges Portes d’Alsace organisateur
  • OTI Gérardmer Hautes-Vosges organisateur

Pour toute demande de renseignement et/ou d’inscription, contactez Cécile Houllé  à l’adresse choulle@deodatie.com ou par téléphone au 03 29 52 45 82

Défi j’y vais – Édition 2024 : Le bilan

Contact :

Cécile HOULLÉ
Chargée de mission
Adaptation au Changement Climatique
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choulle@deodatie.com
03.29.52.45.82

Défi j’y vais – Édition 2024

Le bilan

L’édition 2024 du Défi « J’y vais autrement » qui s’est déroulée du 13 au 31 mai est à présent terminée. Trois semaines pour apprendre à se passer de la voiture solo et engager des discussions autour de la mobilité pour les déplacements du quotidien, grand enjeu de réduction de nos émissions des gaz à effet de serre.

Voici quelques données chiffres pour mieux se représenter l’impact de l’action :

  • Dans le Grand Est

  • Sur le territoire du PETR du Pays de la Déodatie

Retrouvez ci-dessous les résultats du classement du défi Multimodal :

Ce projet, financé par l’ADEME et les collectivités engage des questions pratiques comme la présence d’un lieu où garer son vélo à l’abri et en sécurité, l’organisation des horaires entres collègues habitant le même secteur ou encore la recherche active de transports en commun disponibles.

Le pays de la Déodatie a été heureux de participer à encourager les bonnes volontés à l’aide de goodies durables et locaux (brassards de protection en tissus réemployé, objets de bureau en bois local, sac en tissus recyclé, graines de fleurs « végétal local » etc.…)

Un grand bravo pour toutes les participations et l’enthousiasme des équipes ! Maintenant que les bonnes habitudes de déplacement sont prises, il faut continuer et en parler autour de soi pour améliorer la place accordée aux mobilités douces dans nos écoles, nos entreprises et nos administrations !

Hôpitaux et EHPAD s’engagent en local !

Hopitaux et EHPAD s'engagent en local !

L’HÔPITAL de Bruyères et les EHPAD de Corcieux et Rambervillers contractualisent avec le GAEC de la DILETTE à Frémifontaine

Contexte et opération

Dans le cadre du Projet Alimentaire Territorial (PAT), le Pays de la Déodatie accompagne les acteurs de la restauration collective pour des approvisionnements toujours plus locaux. Epaulés par le Pays et la Chambre d’Agriculture Vosges, l’hôpital de l’Avison à Bruyères et les EHPAD Le Forfelet à Corcieux et Les Grés flammés à Rambervillers ont récemment testé la viande bovine hachée du GAEC de la Dilette. Lasagnes et hachis parmentiers sont venus réjouir les patients, les résidents ainsi que les enfants du périscolaire de Brouvelieures, Corcieux et de Frémifontaine.

Exploitants à Frémifontaine sur une ferme labélisée à Haute Valeur Environnementale (HVE), Marie-Christine et Cyril DELAITE produisent de la viande de race croisée Angus en système à l’herbe (élevage herbivore extensif) *. Aujourd’hui, les établissements passent du test à l’engagement et signe un contrat d’approvisionnement régulier en viande bovine surgelée jusque fin 2024.

Un projets à objectifs multiples

  • Introduire la consommation de viande bovine locale en respectant les contraintes techniques, sanitaires et économiques des approvisionnements en restauration collective
  • Valoriser la production herbivore et l’agriculture locale avec une traçabilité intégrale de la viande et une qualité gustative reconnue
  • Conforter les éleveurs labélisés ainsi que les outils du territoire, ici la coopérative ADEQUAT à Rambervillers.

Un fonctionnement gagnant-gagnant-gagnant

Ces actions opérationnelles reflètent totalement l’état d’esprit des PAT :

  • Gagnant pour les convives qui consomment de la viande bovine locale de qualité
  • Gagnant pour l’éleveur qui vend mieux son bovin et valorise son travail auprès de ses concitoyens
  • Gagnant pour le territoire qui préserve ses pâturages et son environnement tout en soutenant l’activité économique locale

Sur ce circuit, seulement 60km sont nécessaires pour passer de la ferme aux 3 sites de livraison en passant par l’atelier de transformation. Soit 100% du chiffre d’affaires qui reste sur le département !

Une contractualisation pour mieux anticiper

La contractualisation dans le cadre d’un marché de gré à gré permet de respecter le code des marchés publics, et répond aux enjeux de la loi EGALIM au regard des approvisionnements en produits durables et de qualité (objectif de 50% de produits sous sigle officiel de qualité et d’origine, dont 20% de produits bio).

Grace à ce contrat, le producteur peut planifier ses approvisionnements, anticiper la vente du reste de la viande, tout en connaissant le prix de vente à l’avance.
Ce type de contrat rassure toutes les parties prenantes et permet un impact structurant durable du développement de l’approvisionnement local en viande bovine sous SIQO.

Engagés pour l’environnement et conformément à leur politique de développement durable, les établissements de la direction commune du centre hospitalier de l’Avison ont la volonté affirmée d’accentuer de telles actions.

* Un positionnement en faveur de l’élevage herbivore extensif : un rôle social, économique et environnemental

  • Maintien de prairies permanentes (puits de carbone, épuration et rétention des eaux, …)
  • Entretien d’une biodiversité animale et végétale riche et spécifique
  • Maintien d’une diversité génétique des troupeaux et fertilité des sols
  • Entretien des paysages y compris dans les zones défavorisées
  • Identité culturelle, économique et touristique du territoire

Consultez le reportage vidéo de Vosges TV : De la ferme à l’assiette

Accompagnement des établissements du territoire financé par les Fonds européens LEADER

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
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cclasquin@deodatie.com
03.29.56.75.17

Conférence : « Pour une Sécurité sociale de l’Alimentation »​

Retour sur la conférence : "Pour une Sécurité sociale de l'Alimentation"

ACTE 1 : LA CONFÉRENCE

Le 16 mai dernier, un public nombreux autant qu’éclectique est venu écouter l’intervention de Mathieu DAMAIS Ingénieur agronome à Granges-Aumontzey. La conférence d’une durée de 2h était construite en 2 parties.

 Par une démonstration simple, l’intervenant a présenté le contexte de surproduction actuelle mondiale de 30% liée à la concurrence commerciale. Deux blocs s’affrontent avec d’un côté les industries alimentaires qui s’appuient sur les OGM, la robotique, le numérique et, de l’autre, le pôle alliant alimentation bio et le concept « de la fourche à la fourchette ».Le débat national s’installe, dès lors, dans une dualisation entre deux concepts. Le surplus se retrouve au cœur de la distribution et finit par servir d’apport à « l’aide alimentaire ».

 À l’inverse, l’objectif serait de viser prioritairement une démocratie alimentaire qui parte de la fourchette pour aller vers la fourche, et ce, afin d’obtenir un droit à une alimentation de qualité.

 À partir de cette notion, la Sécurité Sociale de l’Alimentation propose un triptyque DROIT des producteurs, DROIT à l’alimentation et DROIT de la nature. La visée serait alors une universalité de ce droit à l’alimentation permis par 150€ (à minima) par personne et par mois. Le financement du système passerait par des cotisations et les achats induits seraient nécessairement pour des produits « conventionnés ».

ACTE 2 : L'ATELIER ET LA SUITE

Dans la suite directe de cette conférence, l’atelier du 4 juin a permis aux habitantes et habitants de définir les aliments incontournables de ce nouveau système, de déterminer les conditions de production, de transformation, de distribution et de cibler le rôle des divers acteurs territoriaux.

 Cette SSA serait alors à généraliser à toutes et tous afin de leur permettre d’accéder à une alimentation de qualité et choisie. L’ultime questionnement serait alors de trouver comment orienter démocratiquement notre système agricole et alimentaire ?

Vous n’avez pas pu participer à la conférence ?

Retrouvez-la dans son intégralité en cliquant ici ou sinon découvrez le concept exposé en 3 minutes en cliquant ici

Retour en images :

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
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Projet de liaison douce Gérardmer-Bruyères, un pont de mobilité douce à l’étude

Projet de liaison douce Gérardmer-Bruyères, un pont de mobilité douce à l’étude.

Une liaison douce de 24km qui permettrait de relier à pied ou en vélo la commune de Bruyères au lac de Gérardmer en passant par les centres bourg des communes de Champ le duc, de Laveline-devant-Bruyères et de Granges Aumontzey, voilà l’ambitieux projet qui est à l’étude par le PETR du Pays de la Déodatie et ses partenaires.

Qu’il s’agisse des services de l’Etat, du Conseil Régional Grand Est, du Conseil Départemental des Vosges ou des co mmunauté de communes concernées, l’avis est massivement partagé : La réalisation de ce projet serait une forte plus value pour notre territoire. En effet, cette liaison douce serait à la fois un formidable support pour la mobilité du quotidien et permettrait de rejoindre des infrastructures scolaires, comme le lycée des métiers de l’hotellerie à Gérardmer, des infrastructures sportives, comme la piscine de Bruyères ou encore des pôles économiques comme la maison de linge Garnier-Thibault à Kichompré. Cette voie cyclable serait également un superbe produit touristique permettant la découverte de notre patrimoine dans un cadre paysager exceptionnel. Sa réalisation contribuerait ainsi à dynamiser l’économie du territoire et à améliorer le quotidien de nos habitants.

Pertinent certes, mais ce projet est-il faisable ? « A ce stade la question est encore en suspens. C’est pourquoi, le Pays de la Déodatie va lancer une étude de faisabilité à la rentrée 2024 afin d’ identifier clairement les solutions techniques possibles et l’enveloppe financière du projet », précise Aurélien Bansept, Président du PETR.

Cette étude de faisabilité a plusieurs objectifs :

  • Proposer des aménagements et apporter des solutions techniques sur certains points complexes comme par exemple la traversée sécurisée des routes départementales.
  • Diagnostiquer l’état des ponts présents sur l’ancienne ligne ferroviaire Laveline-devant-Bruyères Gérardmer hors d’usage depuis plusieurs décennies et chiffrer le coût des éventuelles opérations de remise en état,
  • Identifier l’ensemble des règlementations qui ont un impact sur ce projet, notamment en matière de préservation des patrimoines naturels et en matière de sécurité routière,
  • Définir l’enveloppe financière globale du projet et la mettre en perspective avec les capacités d’investissement des collectivités locales et avec les subventions mobilisables.

L’étude de faisabilité portée par le PETR du Pays de la Déodatie devrait être terminée au premier trimestre 2025. Elle mettra en lumière l’ensemble des contours financiers, techniques et réglementaires et offrira une vision complète et transverse du projet. Cela permettra à nos décisionnaires politiques d’arbitrer sur la suite à donner à ce projet.

Tournée Forêts et Changement Climatique du 3 juin 2024

©Tristan VUANO
Pour plus d'informations :

Cécile HOULLÉ
Chargée de mission Adaptation au changement climatique
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☎ 03.29.52.45.82
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Pauline BARRIER

Chargée de mission Trame Verte et Bleue
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☎ 03.29.56.88.64
✉ pbarrier@deodatie.com

Retour sur la tournée Forêts et Changement Climatique du 3 juin 2024

Une journée d’informations et d’échanges à destination des propriétaires forestiers privés et publics

Après la signature du Contrat de Transition Écologique (CTE) en janvier 2020, le PETR du Pays de la Déodatie et ses partenaires ont démarré activement les actions fléchées. Par cette contractualisation, le Pays de la Déodatie et ses partenaires souhaitent agir sur l’adaptation du territoire au changement climatique.

Parmi les 6 grands axes de travail du CTE, l’un porte sur la « filière forêts-bois » avec pour objectif le renforcement de la résilience des forêts, l’adaptation de la filière bois et le développement des circuits-courts.

Cette journée s’inscrit également dans le déploiement du dispositif Sylv’ACCTE, co-porté par le Pays de Remiremont et de ses Vallées, qui a pour objectif de financer des travaux sylvicoles vertueux en forêt. Une campagne de levée de fonds citoyenne est en cours jusqu’à fin juin. Les dons sont possibles sur le site internet de Sylv’ACCTE : https://sylvacctes.org/faire-un-don/

Les chiffres clés de la journée :

  • 30 propriétaires privés et 15 propriétaires publics présents
  • 9 représentants d’acteurs professionnels de la filière : pépiniériste, expert forestiers, techniciens forestiers, scieur, négociant, menuisier, charpentier, 2nde transformation…
  • 11 partenaires du PETR : ONF, CNPF, Chambre d’Agriculture, Parc Naturel régional des Ballons des Vosges, Association Sylv’ACCTE, Fibois, La société d’Experts Forestiers Aurélien Haaz, Association des Communes Forestières, Communauté de communes de Bruyères Vallon des Vosges, Communauté de communes de Gérardmer-Hautes Vosges, Communauté d’Agglomération de Saint-Dié des Vosges.

Un format original

Une journée issue d’un besoin d’information de la part des propriétaires forestiers publics et privés identifié lors du Living Labs (concertation locale lors de l’étude de vulnérabilité de la filière forêts-bois) composée de :

    • Une sortie de terrain en forêt communale de Saint-Dié avec une problématique de trouées de scolytes à régénérer (choix des essences à favoriser en fonction du CC).
    • Une sortie de terrain en forêt privée à Ménil de Senones (groupement forestier) avec problématique du renouvellement d’un peuplement mature de sapins et diversification de la régénération (choix des essences à favoriser/replanter en fonction du CC).
    • Un repas/forum avec de la viande de venaison locale au menu, clin d’œil à l’importance de l’équilibre sylvo-cynégétique dans la régénération des forêts.
    • Un temps de dialogue de l’ensemble de la filière, de la plante à la planche.
    • Une présentation dynamique grâce à des outils d’animation innovants de l’Adaptation au Changement Climatique spécifique aux forêts.
    • Une multitude des retours d’expérience et de supports avec lesquels les participants ont pu repartir (table des connaissances)

Bilan de la journée en images :

|Brise glace : L'arbre qui représente la forêt

Pour débuter la journée, un moment interactif pour parler de sa forêt (et donc de soi) et notamment de sa vision sur l’usage économique, écologique et de loisirs ainsi qu’une vision sur le changement climatique dans sa forêt.

En voici les résultats ci-dessous :

| Sorties en forêts

Les élus se sont ensuite rendu en forêts communales pour discuter avec l’ONF de parcelles scolytées avec une régénération naturelle (1ère parcelle) et sans (2ème parcelle). Les agents ONF ont ainsi pu expliquer leur raisonnement : attendre 5 ans pour observer la nature de la régénération naturelle et la valoriser quand c’est possible (si pas trop de pression d’ongulés, si bonne station, si régénération diversifiée).

La question des arbres morts laissés sur site et le risque sanitaire qu’ils pouvaient représenter a été posée. La réponse étant que le bois mort ne favorise pas la propagation des scolytes puisque quand il n’y a plus d’écorce, le scolyte est déjà parti. En termes de prévention, l’intervention sur le scolyte est très difficile car il faut être très rapide et agir en simultané des premiers signes de dépérissement.

Les propriétaires privés ont, quant à eux, visité la parcelle privée d’un groupement forestier, gérée par le cabinet Aurélien HAAZ (ancien cabinet Michaut de Nancy). Aurélien HAAZ, en tant que gestionnaire, a présenté la parcelle de Sapins matures et ses questionnements sur l’avenir de la parcelle. En effet, il existe une belle régénération en Sapin mais pas que. Cependant, miser sur une seule essence, qui plus est peu adaptée aux conditions climatiques de demain n’est plus la solution préconisée par ce cabinet, ni par le CNPF, également présent.

Mixité d’essences et de strates (sylviculture à couvert continu) sont les maîtres-mots ainsi que l’humilité, face au changement climatique. Seul inconvénient, cette sylviculture, plus technique, nécessite un pilotage régulier et surtout des surfaces de gestion plus grandes (afin notamment de faire des économies d’échelle pour tous les travaux sylvicoles réguliers).

Ainsi, le micro-parcellaire et ses difficultés de regroupement et de vente ont été abordé avec quelques pistes de solutions, notamment une redistribution de la fiscalité foncière pour donner des moyens d’animation auprès des propriétaires (comme le font le CNPF et la Chambre).

Les deux groupes ont aussi eu la présentation du dispositif Sylv’ACCTES par Camille PEYTAVI, chargé de mission de l’association. Ce dispositif d’aides financières aux travaux sylvicoles favorise une gestion vertueuse des forêts locales aux travers des 4 itinéraires sylvicoles subventionnés. M. Peytavi a ainsi pu répondre directement aux questions d’éligibilité (2 ha de travaux, 1 seul propriétaire, travaux réalisés par un prestataire, nécessité d’avoir un document de gestion ou label, …).

| Repas-forum avec les professionnels de la filière locale

Pendant le repas, à base de viande de venaison (préparations de charcuterie de sanglier, chevreuil), afin de rester dans la thématique de la forêt, la parole fut donnée à 9 acteurs de la filière :

 – Isabelle WININGER : Pépiniériste

– Aurélien HAAZ : Expert forestier

– Thomas SCORDIA : Chargé de mission Sylviculture

– Michèle FLAMBARD : Technicienne forestière

– Thibaut DELAITRE : Négociant bois et ETF

– Gérald ORIEL : Scieur

– Florent CORDONNIER : Charpentier

–  Gilles MOUGEOLLE : Menuisier

– Caroline GAMP : Construction de palettes/caissettes en bois

A chacun d’eux, les mêmes questions ont été posées : Pouvez-vous présenter votre métier ? En quoi a-t-il changé avec les effets du changement climatique ?

Plusieurs phrases marquantes sont ressorties :

« On ne s’est jamais posé autant de questions qu’aujourd’hui »

« La tempête 99 était certes dramatique et a chamboulé notre gestion mais a aussi permis de repenser notre sylviculture, pour le mieux »

« La tempête 99, c’était dur mais ponctuel, aujourd’hui, le problème c’est qu’on voit tous les jours des nouveaux effets du changement climatique, ce qui rend difficile nos choix du quotidien »

« Avec le changement climatique, il y a plus de fluctuations dans les approvisionnements, ce qui n’est pas sans poser de problèmes logistiques (stockage, retard de la production,…) »

« Avec l’hiver pluvieux que l’on a eu, il n’y a eu quasiment aucune exploitation de bois depuis l’automne, alors quand on a acheté une abatteuse 600-800 000 € et qu’on ne peut pas sortir les bois, c’est problématique »

« Peu importe les bois qu’on aura, nous pourrons les scier »

« L’objectif est de travailler avec les bois prélevés sur le secteur, les bois issus de coupes classiques mais aussi de coupes sanitaires, ce qui n’est pas sans poser des questions techniques sur les caractéristiques techniques des bois, de feuillus ou scolytés notamment. Cependant, cela parait plus logique de valoriser le local »

« Quand il y a 5 ans nous devions adapter les horaires de nos ouvriers une semaine l’été et que depuis, nous devons le faire 4, 5, 6 semaines d’affilés, cela entraine un surcoût et une charge de travail supplémentaire mais obligatoire pour garder attractif nos métiers »

« Au vu des incertitudes liées au climat et à la conjoncture économique (baisse des constructions), il vaut mieux faire moins, mais mieux ».

| Présentation du scénario d’adaptation local et des retours d’expérience

Une conférence animée par Cécile Houllé, chargée de mission Adaptation au Changement Climatique, a présenté le scénario d’adaptation des forêts au changement climatique qui a été retenu par les acteurs locaux lors d’ateliers de concertation en 2022. De ces ateliers, beaucoup d’actions on déjà été mises en place par le PETR et ses partenaires ce qui remonte un peu le moral et donne des perspectives d’action pour les propriétaires public et privés…

Le support de cette présentation peut être téléchargé ici

Retour sur l’événement partenaires du réseau GEV du 29 mai 2024

Retour sur l’événement partenaires du 29 mai 2024

Un réseau engagé pour l'avenir des GEV

Mercredi 29 mai dernier s’est déroulé l’événement annuel des partenaires du réseau des Grandes Échappées Vosgiennes, en salle des fêtes de l’Abbaye de Senones. Le réseau, actif depuis 2019, s’articule autour des trois itinéraires GR® de Pays et réunit plus de 130 partenaires à ce jour pour offrir des services et des informations de qualité aux randonneurs, répondant ainsi à leurs attentes le long des itinéraires GEV.

| Une journée pour mieux se connaître, renforcer les liens entre les membres du réseau et aborder des thématiques communes.

Parmi les temps forts de cette journée :

  • Un atelier de co-construction sur la création d’une identité visuelle pour les GEV, particulièrement productif et créatif pour l’avancement du projet.
  • Une présentation du bilan des GEV et des actions à venir afin de mettre en lumière les réalisations et les progrès du projet. Pour consulter le bilan complet des actions menées par les GEV, cliquez ici : Rapport GEV complet.
  • Une présentation d’Albane, accompagnatrice en montagne (AEM) chez Sorties de Routes et membre du réseau, a permis d’expliquer de manière générale le métier d’accompagnateur en montagne, offrant ainsi une meilleure compréhension de cette profession souvent mal comprise.

La pause du midi fût proposée sous la forme d’un buffet cocktail préparé par le service traiteur du Clos Malpré, également partenaire GEV. L’après-midi s’est voulue plus récréative mais non moins intéressante avec la découverte d’activités proposées par des membres du réseau :

  • Visite guidée de la brasserie l’Opercule à Senones
  • Visite guidée de l’Abbaye de Senones par l’association Pays des Abbayes
  • Une animation nature sur le thème des chauves-souris par l’association Etc-Terra.

Les retours des participants sont encourageants, soulignant des échanges enrichissants et constructifs. La présentation a également permis une meilleure compréhension des impacts et de l’évolution des GEV.

 

| De nouveaux projets en réflexion sur les GEV

Actuellement, de nouveaux projets sont en réflexion pour enrichir l’offre et les services sur les GR de Pays, notamment à travers des micro-aventures et un service traiteur pour randonneurs. La dynamique de développement se poursuit et vous ne manquerez pas d’être informés de ces évolutions !

Suivez les Grandes Échappées Vosgiennes sur les réseaux sociaux :

Contact :

Fiona MIOTTO

Chargée de mission itinérance pédestre
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fmiotto@deodatie.com
03.29.56.71.72

Accompagnement à l’aménagement d’un parc urbain à Fraize

Pour plus d'informations :

Cécile HOULLÉ
Chargée de mission Adaptation au changement climatique
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Pauline BARRIER

Chargée de mission Trame Verte et Bleue
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☎ 03.29.56.88.64
✉ pbarrier@deodatie.com

Accompagnement à l’aménagement d’un parc urbain en faveur de la Trame Verte et Bleue à l’arrière du Centre d’Action Jeunesse (CAJ) à Fraize

"Une haie près de mon école !"

Une bande de 50 mètres par 10 qui rejoint l’espace public après l’enlèvement d’un mur au centre-ville de Fraize et c’est l’occasion d’un geste significatif pour la biodiversité ! 

Le Pays de la Déodatie a proposé à la mairie un projet d’aménagement de cet espace nouvellement libéré qui le connecte à la Trame Verte et Bleue. L’objectif de cette trame, nationale et locale, est de favoriser la connexion des milieux naturels qu’ils soient terrestres (Trame Verte) ou aquatiques (Trame Bleue).

Le projet, validé par le conseil municipal,prévoit la plantation de haie, d’arbres isolés, la construction d’un abris en bois local et toit végétalisé avec arceaux vélos, la pose de gîtes à chauve-souris et de nichoirs, l’installation de bancs, barrières et panneaux de sensibilisation en bois local.

Ce sont les élèves de CM1 et CM2 de l’école Jules Ferry, toute proche, qui ont planté les premiers végétaux le 9 avril 2024, à la suite d’une matinée d’information sur les haies et la Trame verte et bleue. Cette animation s’est réalisée en partenariat avec l’opération « Plantez des Haies » du Conseil Départemental 88, la Fédération Départementale des Chasseurs Vosgiens, les services techniques de la ville et le Pays de la Déodatie et soutenue par le Conseil départemental des Vosges et les fonds européens LEADER du GAL de la Déodatie.

Accompagnement à l’aménagement d’un parc urbain intégrant les enjeux « biodiversité » et adaptation au changement climatique sur la commune de Fraize :

Situation avant projet
Situation après travaux_© Mickael KLEIN

Les défis « Au boulot et à l’école, j’y vais autrement ! » reviennent en 2024 !

Les défis « Au boulot et à l’école, j’y vais autrement ! » reviennent en 2024 !

Les défis « Au boulot, j’y vais autrement ! » et « A l’école, j’y vais autrement ! » auront lieu du 3 au 31 mai 2024, sur le territoire du Pays de la Déodatie et dans 36 autres territoires de la Région Grand Est.

Ce défi convivial et clé en mains encourage salariés et élèves à se rendre sur leur lieu de travail et de scolarité autrement qu’en voiture solo : à pied, vélo, trottinette, bus, train, covoiturage…

Les inscriptions sont ouvertes sur le site defi-jyvais.fr : chaque structure peut s’inscrire via un référent, qui recevra un « code établissement » à fournir aux autres membres de son équipe afin qu’ils puissent se créer un compte sur le site du défi.

Tout au long du défi, chaque participant pourra renseigner ses jours de participation, modes de déplacements, kilomètres parcourus.

Des classements seront établis aux niveaux régional et déodatien à la fin du défi, avec comme critère principal le nombre de jours de participation. Alors commencez à vous échauffer dès maintenant !

En résumé, avec les défis « Au boulot et à l’école, j’y vais autrement », on agit pour :

·        L’environnement : Réduction des émissions de gaz à effets de serre et de polluants atmosphériques liés aux transports

·        La santé : Pratique de modes de transports actifs

·        La convivialité : Encouragement au sein de chaque équipe et compétition amicale entre toutes les équipes

·     La solidarité : Les kilomètres parcourus et jours de télétravail seront convertis en dotation solidaire par les ordinateurs du défi et reversés à une structure œuvrant pour les mobilités, la santé ou la solidarité

Bon à savoir : Le Pays de la Déodatie vous accompagne dans la réalisation de ce défi !

Chaque équipe recevra des goodies pour accompagner sa participation et la référente locale peut répondre à toute vos questions : choulle@deodatie.com – 03.29.52.45.82

Journée de formation autour des PSE

Journée de formation autour des PSE (Paiement pour Services Environnementaux)

Le 6 mars dernier, Laveline-devant-Bruyères a été le théâtre d’une journée d’échange et de partage particulièrement enrichissante, réunissant une vingtaine d’agriculteurs engagés dans le dispositif des Paiements pour Services Environnementaux (PSE), le PETR du Pays de la Déodatie, et la Communauté de Communes de Bruyères Vallons des Vosges (CCB2V). Cette initiative a souligné l’importance de la collaboration et du dialogue continu entre les acteurs locaux et les collectivités territoriales pour la préservation de notre environnement.

Au programme :

Matinée d'Étude et de Réflexion avec Sylvain Plantureux

La journée a débuté par une présentation captivante de Sylvain Plantureux, ancien enseignant-chercheur à l’INRAE, qui a partagé les résultats de l’étude sur la vulnérabilité au changement climatique des fermes vosgiennes. Ses conclusions, offrant des pistes de réflexion sur l’adaptation au changement climatique d’ici 2100, ont mis en lumière les défis auxquels notre agriculture locale est confrontée.

Après-midi de Tables Rondes : Échanger pour Mieux Agir

L’après-midi a été consacrée à quatre tables rondes, abordant des thèmes cruciaux pour l’avenir de notre territoire : la Trame Verte et Bleue animée par le PETR, les zones humides, les cours d’eau, ainsi que les éléments essentiels du paysage tels que les haies et les mares. Ces discussions ont permis d’approfondir la compréhension des enjeux environnementaux locaux et de partager des expériences et des pratiques bénéfiques pour la biodiversité.

Les PSE : Une rémunération des services environnementaux pour nos agriculteurs

Les Paiements pour Services Environnementaux représentent une avancée significative dans la reconnaissance et la rémunération de l’engagement de nos agriculteurs en faveur de la préservation des milieux naturels et de la biodiversité. Grâce à un diagnostic agri-environnemental approfondi, notamment sur les prairies réservoirs de la Trame Verte et Bleue, les PSE offrent une réponse ambitieuse aux défis de préservation et de restauration de la biodiversité, tout en étant pilotés localement.

Avec des contrats débutés en 2023 pour une durée de cinq ans, et englobant près de 3 650 hectares dans notre région, dont une majorité de prairies permanentes, les PSE incarnent une opportunité de développement durable essentielle pour notre territoire.

Vers un avenir durable

Cette journée d’échange a non seulement renforcé les liens entre les agriculteurs, les chercheurs et les décideurs locaux, mais a également souligné l’importance de poursuivre nos efforts collectifs en faveur de l’environnement.

Archive : Reportage vidéo Vosges Matin - Signature du 1er PSE au GAEC du Vacceux au Thillot

David MAURICE
Technicien agri-environnement
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dmaurice@deodatie.com
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