Préparer l’hiver tout en confort et économies !

Préparer l’hiver tout en confort et économies !

Ça y est, les paysages changent, l’automne s’installe et apporte avec lui les températures fraiches.

Mais alors que faire si la chaleur de nos chaumières n’est pas au rendez-vous ?
La période hivernale rime aussi avec buée sur les fenêtres, pieds froids au coucher, bûches à aller chercher sous l’appentis, factures de fioul ou d’électricité à faire pâlir les comptes en banque… Autant de désagréments qui peuvent vite saper notre moral.

Pas de panique, il y a des solutions !

Avec un peu de budget : isoler

Le principal problème vient du fait qu’on a besoin de chauffer continuellement l’hiver car nos maisons n’arrivent pas à conserver la chaleur qui part dehors. La solution est donc toute trouvée : isoler thermiquement, et supprimer les fuites d’air (sans oublier cependant de ventiler pour notre santé et celle de notre maison).

Isoler quoi exactement ?
Il n’est souvent ni compliqué, ni très cher, de faire isoler le toit et encore mieux, le plancher des combles lorsqu’ils ne sont pas aménagés. L’isolation des murs, bien que plus chère et plus compliquée représente un fort potentiel d’économie d’énergie et de gain de confort. Ne négligeons pas non plus le bénéfice d’isoler le plafond de la cave ou du sous-sol : effet garanti sur le confort et la facture.

N’oubliez-pas qu’il existe plusieurs dispositifs pour vous aider à financer ce type de travaux s’ils sont réalisés par des professionnels. Dans tous les cas, il convient de bien se renseigner en amont des travaux, avant même de signer des devis.

Sans grosses dépenses

Ce qu’il faut savoir : le confort d’une personne ne dépend pas seulement de la température de l’air affichée sur le thermomètre. Vous pouvez être bien à 18°C, comme avoir froid à 21°C. Ce qui joue aussi : la température des parois et des objets de la pièce, le taux d’humidité de la pièce (il doit se situer entre 40 et 60%), la vitesse de l’air (autrement dit s’il existe des courants d’air), et bien évidemment le niveau d’habillement. Ainsi, mieux vaut des murs chauds et un air frais.

Quelles astuces ?
Vérifiez déjà la température de l’air, les surchauffes ont un effet désastreux sur la facture : 1°C de moins égal 7% d’économie en moyenne ! Pour ceux qui ont froid à 19°C (température règlementaire et conseillée), il est primordial de couper l’effet paroi froide : on va donc mettre des rideaux devant les fenêtres (sans oublier de les ouvrir au moindre rayon de soleil !), des tentures sur les murs froids, installer le bureau ou le fauteuil de lecture plutôt loin des murs extérieurs, prévoir des tapis épais aux sols (sur les carrelages), marcher avec de bons chaussons, et ne pas lésiner sur les chaussettes et les pulls évidemment ! Un caleçon long en laine sous le pantalon est également très efficace !

Il est aussi possible de gagner en confort en installant des surfaces réfléchissantes (type aluminium) derrière les radiateurs pour éviter que la chaleur qu’ils produisent ne chauffe le mur. La totalité de la chaleur rayonnera ainsi vers l’intérieur. N’obstruez pas vos radiateurs avec des objets, dégagez-les des meubles et fauteuils qui les empêchent de rayonner. De même, n’obstruez-pas vos bouches d’aération : elles sont le gage de votre santé (voir les articles dans les éditions de septembre et d’octobre).

Pensez également à changer le joint de vos fenêtres si l’air passe. Vous pouvez le faire vous-même ou faire jouer la garantie de vos menuiseries pour que ce soit le professionnel qui s’en charge. Vos portes d’entrées peuvent aussi apprécier des boudins, à acheter en grande surface de bricolage ou à faire soi-même.

N’oubliez pas de faire entretenir votre chaudière, ou de faire installer une régulation et une programmation pour ceux qui ont un chauffage central. Vous pourrez ainsi programmer des réduits de température la nuit ou en cas d’absence, ce qui peut représenter une baisse de 20% des consommations !

Pour finir, un point important : limitez l’utilisation des poêles à pétrole ou à gaz, car ils riment avec fausse économie (le combustible est très cher par rapport au rendement du matériel ; 2 fois plus cher que le gaz par exemple) et sérieux risque pour la santé des occupants (émissions de monoxyde de carbone, humidité, etc.). Si vous êtes contraint d’utiliser le vôtre, aérez régulièrement la pièce malgré la perte de chaleur.

Maison de l’Habitat et de l’Énergie (MHE)

Obtenir des conseils techniques :
03.29.56.75.18

Connaître votre éligibilité aux dispositifs d’aides :
03.29.58.47.56

Comment choisir son fournisseur d’énergie ?

Comment choisir son fournisseur d'énergie ?

Depuis quelques années en France la fourniture d’électricité et de gaz est ouverte à la concurrence. Il existe de nombreux fournisseurs qui proposent chacun des offres . Cette fiche a pour but de présenter les critères à prendre en compte dans le choix de l’offre.


Le prix de vente de l’énergie

Il est important de comparer la partie fixe (l’abonnement) et la partie variable (la consommation en kilowattheures – kWh), en comparant les montants TTC.

Dans le cas d’une offre d’électricité « Heures Pleines / Heures Creuses », il faut comparer les deux niveaux de prix du kWh selon la plage horaire.
Dans le cas d’une offre électricité & gaz, il faut comparer le prix de l’électricité et du gaz séparément : certaines offres peuvent être moins chères pour une énergie et plus chères pour l’autre.

Certaines offres bénéficient de promotions ou remises, notamment dans le cas d’offres électricité et gaz ou de souscription par internet : il convient de vérifier les conditions de la promotion et sa durée


Les modes d’évolution des prix

  • Les offres au tarif réglementé : Les tarifs réglementés de vente d’énergie sont fixés par les pouvoirs publics. En électricité, ils évoluent une ou deux fois par. En gaz, les tarifs évoluent tous les mois et seront supprimés à partir du 1er juillet 2023.

  • Les offres de marché à prix fixe : Leur prix est figé pendant une durée déterminée par contrat : 1 an, 2 ans ou 3 ans. Les fournisseurs s’engagent sur le prix pendant cette durée mais le consommateur, lui, n’est pas engagé, il peut changer d’offre quand il le souhaite.

  • Les offres de marché à prix indexé : Leur prix évolue relativement au tarif réglementé, à la même fréquence et dans le respect du niveau d’indexation défini dans le contrat. Exemple : -10 % sur le prix du kWh hors taxe par rapport au tarif réglementé.

  • Les offres de marché à prix libre : Leur prix est fixé librement par le fournisseur et leur évolution est définie par le contrat.

D’autres critères peuvent être pris en compte, comme le service de gestion de clientèle ou encore les critères environnement avec les offres « vertes ». Dans tous les cas, quelle que soit l’offre et quel que soit le fournisseur, la qualité de l’électricité et du gaz reste identique. Les services d’urgence et de dépannage sont également assurés par le gestionnaire de réseau et sont donc les mêmes.

Pour plus d’informations ou pour accéder à un comparateur, consultez le site du médiateur national de l’énergie : www.energie-info.fr.

Conseillers France Rénov’
Maison de l’Habitat et de l’Énergie
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☎ 03.29.56.75.18

Nouveau Diagnostic de Performance Énergétique

Le nouveau Diagnostic de Performance Énergétique (DPE)

Le 1er juillet 2021 le diagnostic de performance énergétique (DPE) a fait peau neuve. Cette réforme était attendue depuis plusieurs années, voici une présentation des principaux changements.


1 – La fiabilisation du DPE

Le DPE ne pourra désormais se faire que via une méthode de calcul conventionnelle. Exit donc les diagnostics « sur facture » qui ne reflètent que très rarement la réalité du logement ou qui conduisent à la présentation de DPE vierges.

 

2 – Le DPE devient opposable

Jusqu’à présent obligatoire mais à valeur informative, le DPE devient juridiquement opposable, au même titre que les diagnostics plomb, amiante ou termite par exemple. Seule la partie sur les recommandations de travaux reste délivrée à titre indicatif.

Concrètement, cela signifie qu’un vendeur, bailleur ou agent immobilier engage désormais sa responsabilité contractuelle envers son acquéreur ou locataire sur les performances énergétiques du bien qu’il vend ou loue.

3 – Les nouveaux seuils de l’étiquette énergie

Auparavant, le DPE présentait deux étiquettes : l’étiquette énergie (qui traduit la consommation d’énergie primaire du bien) et l’étiquette climat (qui expose son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre). Avec la réforme, les seuils séparant les 7 classes (de A à G) de l’étiquette énergie seront désormais calculés selon 2 facteurs à satisfaire en même temps : la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

Pour les logements les moins performants (classés F et G), un pictogramme « passoires énergétiques » apparaîtra désormais sur le DPE. Les prémices de l’interdiction de louer ces logements, d’ici quelques années.

 

4 – Le DPE devient un critère de location

Le décret Décence du 11/01/2021 introduit la performance énergétique parmi les critères de définition de la décence d’un logement. Le bailleur a pour obligation de mettre à disposition du locataire un logement décent. En cas de manquement à cette obligation, le locataire est en droit d’exiger la mise en conformité du logement et donc, dans ce cas précis, la réalisation de travaux de rénovation.

Cette mesure s’inscrit dans la politique publique de lutte contre la précarité énergétique, visant l’exclusion des passoires énergétiques (classes F et G) du marché locatif à l’horizon 2028. Plusieurs étapes viennent jalonner cette trajectoire :

  • 2023 : interdiction de louer les logements les plus énergivores (> classe G) ;
  • 2025:  interdiction de louer les classes G ;
  • 2028 : interdiction étendue aux logements classe F ;

Votre Conseiller FAIRE est à votre disposition pour répondre à vos questions.
Tel : 03.29.56.75.18 – Mail : sduchene@deodatie.com

www.faire.fr

Vrai / Faux de l’isolation à 1€

VRAI / FAUX de l'isolation à 1€

Depuis février 2017, un nouveau phénomène est apparu dans le monde des travaux de rénovation énergétique : les isolations à 1€ (voire gratuites).

Le moins que l’on puisse dire c’est que la communication sur ces dispositifs est omniprésente sur les médias, que ce soit les réseaux sociaux, les journaux papiers ou télévisés et même la radio. Et rien n’arrête ces sociétés qui veulent à tout prix (ou plutôt à bas prix) isoler votre maison sans se demander si cela est bien utile. Plusieurs communications notables viennent apporter des précisions sur ces offres, notamment l’article du site de l’ALEC de Nancy.

Afin de tenter de répondre à un maximum de questions sur le sujet, et pour vous protéger contre certaines tentatives d’escroqueries habilement dissimulées dans cette multitude d’offres, l’Espace INFO ÉNERGIE Est Vosges vous propose un VRAI / FAUX neutre, objectif et indépendant. 

Note importante relative à cet article : parmi toutes les actions d’isolation à 1€, il existe des entreprises qualifiées et scrupuleuses sur le secteur qui font partie de ces dispositifs. Celles-ci font partie des bonnes exceptions et il est important de souligner qu’elles sont en mesure de faire du très bon travail, même à 1€.

En réalité, il n’existe pas, à proprement parler, un unique dispositif nommé “isolation à 1€”. Il s’agit d’une multitude d’offres commerciales privées qui fonctionnent à peu près toutes sur le même principe : utiliser une aide privée (les Certificats d’Économie d’Énergie) pour pré-financer le montant des travaux d’isolation et ainsi ne vous facturer qu’un reste à charge symbolique de 1€ (et parfois même 0).

Le dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie est, quant à lui, un système d’aides provenant des fournisseurs d’énergie et de carburant, obligés par l’Etat via la loi POPE de 2005 de vous aider dans vos travaux d’économie d’énergie. L’argent ne vient donc pas de l’Etat mais bien de ces fournisseurs d’énergie que chacun connaît (EDF, TOTAL, ESSO, AVIA, ANTARGAZ, LECLERC, AUCHAN, etc…). En février 2017, ce dispositif a été agrémenté d’un “coup de pouce” de l’Etat prévoyant des montants d’aides supérieurs pour les ménages en situation de précarité énergétique, sur justification des ressources.


Pour en savoir plus sur ce dispositif : Article ADEME sur les CEE

Les sociétés qui proposent ce type d’offres privées ont chacune leurs propres réseaux de professionnels qualifiés Reconnus Garants de l’Environnement (RGE). Malheureusement le particulier n’a ni le choix de l’entreprise qui viendrait faire les travaux, ni aucun contact avec celle-ci avant le jour des travaux

A noter que dans la mesure où le montant de la prestation n’excède pas 150€, le professionnel n’est pas tenu de rédiger un devis préalable à la réalisation des travaux (Code de la consommation – articles : L.111-2 – L.111-3 et R.111-3). La plupart du temps, la rencontre avec le professionnel se fait le jour des travaux. Il semblerait qu’il y ait tout de même une forme d’incohérence réglementaire. En effet : le dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie exige une visite préalable du chantier et l’établissement d’un devis. Ce qui n’est quasiment jamais fait dans le cadre des isolations à 1€.

Il existe toutefois une liste des signataires de la charte “coup de pouce CEE” sur le site du ministère : Article sur le site ecologique-solidaire.gouv.fr

Comme évoqué dans le point précédent, certaines exigences réglementaires semblent bafouées. Qu’en est-il de la qualité technique des travaux effectués ?

Pour répondre à cette question, il faut comprendre le contexte de travail de ces entreprises RGE : la société qui a fait le démarchage et repéré des chantiers envoie à l’entreprise RGE une liste des chantiers à réaliser dans un temps imparti souvent très court. Il n’est pas rare que l’entreprise fasse 3 ou 4 chantiers d’isolation par jour, à l’heure où un professionnel RGE qui travaille correctement en ferait au maximum 2. Bien évidemment, le fait de travailler dans l’urgence implique que les travaux sont souvent mal faits et peuvent même être dangereux vis à vis des règles de sécurité (écart au feu, réseau électriques, ouverture des portes, etc…).

Attention : toutes les entreprises ne subissent pas une telle pression et peuvent prendre le temps de faire le travail correctement. Mais ce n’est malheureusement pas une majorité.

Oui, il est fréquent que les travaux réalisés ne coutent qu’1€ comme annoncé lors du démarchage téléphonique. Dans certains cas, il est possible que la somme facturée soit supérieure à ce montant mais cela tend à disparaître. Pour comprendre cela, il faut noter que le dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie qui sert de base à ces Isolations à 1€ est actuellement plutôt avantageux sur les isolations de planchers bas.

Exemple : vous souhaitez faire l’isolation du plafond de votre sous-sol qui fait 100 m² pour une maison dans les Vosges, chauffée au Fioul.

  • En passant par un pro RGE du secteur les travaux coûteront environ 3800 € (voir baromètre des prix de l’ALEC de Nancy) si la situation est simple, vous pouvez toucher après les travaux une prime CEE d’un montant de 2500€ à 5250€ selon vos ressources. Les travaux seront bien faits et l’aide CEE peut couvrir l’intégralité de la dépense. En cas de problème après travaux, vous pouvez recontacter l’entreprise et faire jouer la garantie.
  • En passant par une Isolation à 1€, les travaux coûteront 1€ mais la qualité risque d’être médiocre. Et vous n’avez la plupart du temps aucun contact avec l’entreprise donc aucun moyen de faire jouer une garantie en cas de problème.

En réalité, le dispositif des CEE dispose de 3 niveaux d’aide :

  • Un niveau CEE “classique” pour les personnes ayant des ressources “hors plafond” c’est à dire au dessus des plafonds définis.
  • Un niveau CEE “précarité énergétique” (PE) pour les personnes en dessous du plafond de ressource dit “modeste” 
  • Un niveau CEE “grande précarité énergétique” (GPE) pour les personnes en dessous du plafond de ressource dit “très modeste”

Ces plafonds sont réévalués tous les ans et définissent mathématiquement le montant de la prime CEE accordée sur votre projet. Pour reprendre l’exemple précédent, isolation du plafond du sous-sol de 100 m² :

  • Prime CEE “classique” : 2500 € 
  • Prime CEE PE : 2650 €
  • Prime CEE GPE : 5250 €

La société qui empoche la prime CEE à votre place pour payer les artisans et vous faire des travaux à 1€ peut réaliser une marge importante entre ce que ça lui coûte et ce que ça lui rapporte.

De cette manière, si on reprend l’exemple la société se retrouve face à trois cas de figure :

  • Pour un foyer hors plafond, elle perd environ 1300 € 
  • Pour un foyer modeste, elle perd environ 1150 €
  • Pour un foyer très modeste, elle gagne 1450 €

Afin d’éviter de perdre trop d’argent, la société a donc à sa disposition plusieurs stratégies :

  • Diminuer les coûts de matériaux d’isolation (récupération sur chantier, négociation chez les fabricants, utilisation des rebuts, etc…) 
  • Diminuer le coût d’intervention des artisans en les payant le moins cher possible (oblige souvent l’artisan RGE à recourir à une main d’oeuvre étrangère et mal payée) 
  • Trouver l’équilibre entre le nombre de chantier chez les foyers très modestes et les autres. Sur ce dernier point, le nombre de ménages en situation de précarité énergétique étant élevé en France, la situation est avantageuse pour la société qui distribue ce type d’offre.

Ce n’est pas le cas partout en France mais dans les Vosges, il est théoriquement possible de cumuler une isolation à 1€ avec une aide de l’ANAH sur d’autres travaux dans le même logement.

En revanche cela pose un problème technique : pour bénéficier d’une aide du programme Habiter Mieux de l’ANAH, il faut que les travaux engagés et financés par l’ANAH permettent un gain énergétique de 25% minimum. Si l’isolation des combles est déjà faite grâce à un programme d’isolation à 1€, le potentiel d’économie d’énergie s’en trouve fortement diminué. Ce qui peut, dans beaucoup de cas, compliquer voire empêcher le montage d’un dossier de demande d’aide à l’ANAH.

Autre argument souvent mis en avant par les sociétés dans leurs campagnes de communication : il est théoriquement possible de cumuler leur “aide” avec un Crédit d’Impôt.

Il faut simplement se rappeler que le Crédit d’Impôt est calculé sur le reste à charge du foyer et que si celui-ci est de 1€, il ne reste plus grand chose.

Déclarer 1€ de reste à charge aux Impôts ne permet tout simplement de bénéficier d’aucun Crédit d’Impôt.

Pour terminer et afin d’avoir une idée claire sur la question, voici une version synthétique du fonctionnement de ce type de dispositif (il s’agit d’un exemple, toute ressemblance avec une structure existante ou ayant existé serait purement fortuite) :

  1. Une société A implantée en région Parisienne vous appelle sur votre téléphone. La société A vous propose d’isoler le plafond de votre garage pour 1€ symbolique. Les professionnels peuvent venir dès le lendemain pour réaliser les travaux. Vous n’avez qu’à préparer votre avis d’impôt et un chèque de 1€.
  2. Le lendemain, une équipe vient réaliser l’isolation en 2 heures chrono et s’en va avec votre chèque et vous fait signer un papier attestant la réalisation des travaux. Ce papier servira à la Société A à prouver que les travaux ont été réalisés et à toucher une aide financière des fournisseurs d’Énergie, les fameux CEE.
  3. Grâce à cet argent, la Société A va en verser une partie pour dédommager le professionnel qui est venu chez vous et en garde une part pour assurer son fonctionnement et dégager du bénéfice.
  4. Et le processus recommence chez quelqu’un d’autre.

Le résultat :

  • Votre plafond est ré-isolé mais présente de nombreux défauts de pose (écart au feu, ponts thermiques, absence de protection électrique, noyage des points lumineux) qui peuvent attenter à votre sécurité et qui manquent d’efficacité.
  • Le professionnel est dédommagé mais travaille dans des conditions financières à peine tenables. Pour ne pas trop perdre d’argent, certains emploient des travailleurs étrangers à moindre frais, ce qui laisse un doute sur la qualité de la formation et des travaux.
  • La Société A s’enrichit à peu d’effort sans se soucier du résultat en terme d’économies d’énergie.

Avec toutes les informations évoquées ici, vous devriez être armés pour comprendre et vous protéger contre les tentatives de démarchage abusives liées aux isolations à 1€.

Votre Conseiller FAIRE à l’Espace INFO ÉNERGIE de votre secteur est à votre disposition pour répondre à vos questions.

www.faire.fr