Deux communes engagées dans l’AMI PAT 2025

Deux communes engagées dans l’AMI PAT 2025

Un pas concret vers une alimentation plus locale !

L’Appel à Manifestation d’Intérêt 2025 a permis d’accompagner deux collectivités volontaires dans leur transition alimentaire : Gérardmer et Granges-Aumontzey. Toutes deux ont choisi de s’engager pour renforcer l’approvisionnement local et de qualité, soutenir les producteurs du territoire et avancer vers les objectifs de la loi EGALIM.

Gérardmer : valoriser le territoire et accompagner les prestataires

La commune de Gérardmer a concentré son projet sur la connaissance du territoire et l’accompagnement des acteurs de la restauration collective déjà en place.

Mettre en avant le local

À l’occasion de la Semaine Gérardmer Durable, le Centre Les Jonquilles de Xonrupt-Longemer a proposé un menu 100 % local, une action qui illustre la volonté de valoriser les produits du territoire.

MENU toujours plus LOCAL !

En entrée, une Salade vosgienne avec la salade de la Ferme du Hazard, les œufs de la Ferme Le Faing la biche et les lardons de chez Pierrat

En plat, un steak haché du GAEC du Haut de la Plaine

et les carottes de la Ferme du Hazard

En fromage un Ribeaupierre de la Cave au Géromé

En dessert, les Yaourts des petits Loulous du GAEC de Mariemont

Le menu proposé comprenait notamment des produits issus de :

  • Ferme du Hazard à GERBEPAL, Manon Toussaint et Steven Martin
  • Ferme Le Faing la biche au THOLY, Madame et Monsieur Lalevée
  • GAEC du Haut de la Plaine à CHAMPDRAY, Arnaud Willmann et Rémi Finot
  • GAEC de Mariemont aux ARRENTES-DE-CORCIEUX, Adeline Villemin

Communication et valorisation de l’évènement

Mieux connaître le territoire

Un état des lieux intercommunal a été réalisé pour collecter des données sur les écoles maternelles et primaires ainsi que sur les flux de repas de la communauté de communes. Cette étape structurante permettra d’orienter les futures actions.

Accompagner les prestataires vers des achats plus durables

Deux structures ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé :

  • Le Centre Les Jonquilles
  • Le Lycée Pierre-Gilles de Gennes

Cet appui vise à faciliter leur transition vers des approvisionnements locaux et de qualité.

Perspectives :

Pour le nouveau mandat, animer une concertation communale sur la restauration scolaire. Travailler en interPAT avec Remiremont pour accompagner le 3ème prestataire dont les repas sont cuisinés sur le territoire voisin.

Granges-Aumontzey : introduire le local sur les temps périscolaires

Granges-Aumontzey a choisi de concentrer son action sur les temps périscolaires, un levier concret pour sensibiliser les enfants au goût et à l’origine des produits.

Premiers approvisionnements réussis :

La commune a testé l’introduction de produits locaux, accompagnée d’un débriefing logistique et organisationnel.

  • Les Yaourts des P’tits Loulous pour les produits laitiers ;
  • Le Pré des Fruits pour les confitures, compotes et fruits en bio.

Une action de communication a également été menée par la commune pour valoriser cette démarche auprès des familles et des habitants via un article et une publication facebook

Deuxième approvisionnement : ajustements et montée en compétence

Un second test a permis d’ajuster les quantités, notamment sur les produits laitiers, et de renforcer l’appropriation par les enfants.

Perspectives : Actions de sensibilisation, intégrer les légumes, approvisionner l’hébergement collectif.

Un territoire en mouvement

Ces deux expériences montrent que l’introduction de produits locaux dans la restauration collective est possible, progressive et porteuse de sens. Elles illustrent aussi l’importance d’un accompagnement de proximité pour lever les freins, structurer les démarches et valoriser les initiatives locales.

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
– – – 
cclasquin@deodatie.com
03.29.56.75.17

Méthodologie du prix juste

Méthodologie du prix juste

La méthodologie du prix juste

Dans un contexte économique où les filières locales cherchent à assurer une rémunération équitable pour tous les acteurs, le PAT (Projet Alimentaire Territorial) du PETR de la Plaine des Vosges lance un outil innovant : la méthodologie du Prix Juste. Cet outil a été conçu pour accompagner les producteurs, distributeurs, collectivités et consommateurs dans la compréhension de la structure du prix des produits alimentaires favorisant ainsi un modèle économique local résilient et responsable.

La Méthodologie du Prix Juste poursuit plusieurs objectifs stratégiques :

  1. Garantir une rémunération équitable pour les producteurs en intégrant l’ensemble des coûts de production et des éléments de valeur ajoutée.
  2. Fournir un cadre pratique aux distributeurs et restaurateurs pour définir des prix cohérents avec leurs marges et la qualité des produits proposés.
  3. Sensibiliser les collectivités et les consommateurs à l’importance d’un prix juste et à l’impact de leurs choix d’achat sur l’économie locale et sur la durabilité des filières.
  4. Encourager la transparence et la confiance entre tous les acteurs d’une filière alimentaire.

Fonctionnement de la méthodologie

L’outil repose sur une approche structurée et adaptable, combinant analyse économique et critères locaux. Il comprend plusieurs étapes clés :

  1. Analyse complète des coûts de production, transformation et commercialisation : matières premières, main-d’œuvre, charges, investissements, frais logistiques, : transformation…
  2. Intégration de critères territoriaux et durables : saisonnalité, circuits courts, impact environnemental, pratiques agricoles responsables, savoir-faire spécifique, labels ou certifications, qualité artisanale…
  3. Comparatif à un produit au cahier des charges similaires en « circuit classique »

Cette approche vise à fournir un outil simple, concret et opérationnel, utilisable par tous les acteurs du territoire, même sans expertise économique avancée.

Via ce lien ce lien vous pouvez procéder au téléchargement de l’ensemble des pièces en libre accès.

Perspectives et déploiement

Le PAT du PETR de la Plaine des Vosges prévoit de déployer progressivement cet outil auprès de l’ensemble des acteurs alimentaires du département.

Des formations, ateliers et accompagnements personnalisés seront organisés pour garantir une appropriation rapide et efficace de la méthodologie. L’objectif est de créer une dynamique collective autour de la Méthodologie du Prix Juste, favorisant des filières locales durables.

Les ateliers 2026 :

  • Le 3 mars à la mairie de Vittel, de 18h à 20h ;
  • Le 6 mars à l’espace culturel de Dommartin-lès-Remiremont de 18h à 20h ;
  • Le 10 mars à la Chambre d’Agriculture d’Épinal de 17h30 à 19h30 ;
  • Le 12 mars à la Tour de la Liberté à Saint Dié, de 18h à 20h.

Projet réalisé par le PAT de la Plaine des Vosges pour le compte du réseau InterPAT vosgien.

Contexte interPAT

Les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) sont devenus des dispositifs essentiels pour la mise en place des stratégies locales de développement durable de nos territoires. À une époque où bien des défis mettent en péril nos systèmes alimentaires, les PAT émergent comme des initiatives locales exemplaires, axées sur une alimentation saine, durable et équitable.

Les PAT sont bien plus qu’une simple réponse aux préoccupations croissantes en matière de sécurité alimentaire. Ils incarnent la résilience alimentaire, la promotion de l’agriculture locale et la création de liens plus forts entre les producteurs, les consommateurs et les acteurs locaux.

Le réseau Inter-PAT des Vosges est issu de la coopération initiale des trois premiers Projets Alimentaires Territoriaux (PAT)    du département, à savoir :

  • Celui du PETR du Pays de la Déodatie ;
  • Celui du PETR du Pays d’Epinal Cœur des Vosges ;
  • Celui du PETR du Pays de la Plaine des Vosges.

Et rejoint ensuite par le PAT labellisé niveau 1 porté par le PETR du Pays de Remiremont et ses vallées.

Cette collaboration quadripartite est un pilier essentiel de notre approche en matière de développement territorial durable et la mise en place d’une une gouvernance alimentaire multi-partenariale à l’échelle du Département. Voici pourquoi la coopération des quatre PAT revêt une importance cruciale. 

Dans ce cadre, le PAT porté par le PETR de la Plaine des Vosges a travaillé, pour le compte du réseau InterPAT vosgien, sur un outil appelé « Méthodologie du Prix Juste ».

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
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cclasquin@deodatie.com
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Appel à Manifestation d’Intérêt_Accompagnement des communes dans la relocalisation de leurs approvisionnements alimentaires

Appel à Manifestation d’Intérêt_Accompagnement des communes dans la relocalisation de leurs approvisionnements alimentaires

Un engagement collectif pour une alimentation locale et durable

À travers cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), le PETR poursuit son objectif : soutenir les collectivités dans la transition alimentaire, renforcer les liens entre producteurs et établissements, et favoriser une alimentation de qualité pour les habitants du territoire.

KEZAKO ? Un accompagnement dédié pour renforcer les approvisionnements locaux en restauration collective

Afin d’aider les communes à répondre aux objectifs de la loi EGALIM et à structurer durablement leur restauration hors domicile (RHD), le PETR du Pays de la Déodatie a lancé un AMI.

Cet AMI s’adresse aux collectivités souhaitant :

  • analyser le fonctionnement de leur restauration collective,
  • engager ou renforcer une dynamique d’approvisionnement local,
  • structurer un projet alimentaire cohérent et adapté à leur territoire.

La première session a permis d’accompagner trois porteurs de projet en 2025 et début 2026

Une nouvelle session est envisagée : lancement en mai 2026

Comment participer ?

Les communes intéressées sont invitées à faire connaître leur intérêt avant le 15 juin de l’année en cours.

Une rencontre sera ensuite proposée pour préciser les besoins et définir ensemble le type d’accompagnement le plus adapté.

Des accompagnements modulables selon les besoins des communes

L’AMI propose plusieurs niveaux d’intervention :

1. Point de situation

Rencontres avec les acteurs locaux, compréhension de l’organisation de la RHD, cartographie des pratiques et besoins, constitution d’un groupe de travail représentatif.

2. Animation d’un groupe de travail

Co-construction d’objectifs partagés, médiation entre acteurs, élaboration d’un plan d’action à court, moyen et long terme.

3. Mise en œuvre du plan d’action

  • Actions ponctuelles : menus locaux, tests d’approvisionnement, rencontres producteurs–établissements.
  • Pérennisation : outils de contractualisation, appui aux marchés publics.
  • Structuration à long terme : réflexion sur les modèles de gestion, projets de cuisine centrale, recherche de financements.

4. Valorisation des démarches

Communication, retours d’expérience, mise en lumière des initiatives locales.

Rappel du contexte

Depuis 2021, le Pays de la Déodatie porte un Projet Alimentaire Territorial (PAT) ambitieux : « Cultivons notre alimentation de demain en Déodatie ».

Labellisé Niveau 2 – Opérationnel depuis le printemps 2024, ce PAT fédère aujourd’hui 37 partenaires autour d’enjeux essentiels : installation agricole, transmission, structuration des filières, résilience de la production, lutte contre la précarité alimentaire, sensibilisation citoyenne, valorisation des acteurs locaux… et bien sûr, développement des approvisionnements locaux et de qualité.

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
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INTERPAT Vosges : Une gouvernance partagée pour les Projets Alimentaires Territoriaux vosgiens

INTERPAT Vosges

Une gouvernance partagée pour les Projets Alimentaires Territoriaux vosgiens

L'INTERPAT en images

Documents et livrables

Périmètre

L’INTERPAT est à l’échelle du Département des Vosges avec des projets qui ont pour vocation d’être essaimés à l’échelle régionale dépassant alors les seules limites administratives du territoire représenté.

Les actions portées sont pensées au regard des flux alimentaires existants du territoire en lien donc avec les territoires de la Meurthe-et-Moselle, de l’Alsace et de la Haute Saône étant des zones de chalandises des producteurs vosgiens.

Chaque PETR est composé de trois EPCI avec lesquels un travail en étroite relation est réalisé via des documents de cadrage type conventions, chartes d’engagement et/ou délibérations avec des financements dédiés

UNE STRATÉGIE POUR ACCOMPAGNER LES DÉFIS DU TERRITOIRE

Objectifs

Initier pour essaimer

  • Assurer un portage politique fort par les élus référents permettant une visibilité départementale, régionale, voire nationale  
  • Devenir une initiative de gouvernance inspirante et essaimer la dynamique de coopération à l’échelle des territoires régionaux 
  • Partager les bonnes pratiques en INTERPAT, en lien avec les PAT régionaux, le réseau PARTAAGE et les réseaux nationaux (FRANCE PAT, RMT, TRANSAAT)  
  • Essaimer les actions structurantes aux territoires voisins et à l’échelle régionale 

Mutualiser des réponses efficientes et concrètes  

  • Mutualiser les moyens humains et financiers
  • Mutualiser les données à l’échelle départementale  
  • Mutualiser des outils de suivi et de valorisation des actions 
  • Collaborer sur des actions structurantes ou ponctuelles qui dépassent les frontières administratives des PETR 

Assurer une cohésion multi-partenariale sur les enjeux alimentaires

  • Proposer une posture de médiateur sur les enjeux partagés 
  • Être relais des informations, initiatives, expérimentations des partenaires et porteurs de projets  
  • Apporter une expertise technique aux partenaires sur le fonctionnement de la politique alimentaire du territoire et les mettre en lien  
  • Faire levier dans l’obtention de financements pour les actions des partenaires    

Caractéristiques communes

  • Une gouvernance technique et politique constituée des élus et techniciens de chaque collectivité
  • Un plan d’action : Structuration territoriale et sensibilisation  
  • Un suivi-évaluation du dispositif  
  • Une culture commune, diffusée sur le territoire autour des enjeux de l’alimentation résiliente

Instances et financements

Instance politique

Le comité de pilotage rassemble les 4 PETR porteurs de PAT.

Et ponctuellement : Le Conseil Départemental des Vosges, la Région Grand Est, la DRAAF, la DDT, la Préfecture des Vosges, la Chambre d’Agriculture des Vosges, L’INRAE, etc.

  • Via le Réseau DDT : services de l’Etat, chargés de mission PAT, consulaires, ARS, CD88, Région
  • Via l’instance technique entre PAT : 4 chargés de missions des PAT

ANCT, PNA, DRAAF Grand Est, LEADER, Région Grand Est, EPCI, AERM et PETR (fonds propres)

Caractéristiques respectives

Une gouvernance propre à chaque PETR constituée de partenaires variés afin d’animer des groupes de travail, de favoriser l’incubation de projets tout en permettant la diffusion d’informations 

Public cible du territoire

UN IMPACT FORT POUR LE TERRITOIRE

Projets structurants : A chaque PETR, un projet porte pour le compte des autres

Documents et livrables

Expérimentations, partage de bonnes pratiques

Actions co-portées

  • Ateliers de cuisine et de sensibilisation
  • Théâtre Forum “ Elle va devenir quoi ma ferme ? ”
  • Conférence et ateliers “ Sécurité Sociale de l’Alimentation “
  • Projet de recherche “ TRANSAAT ” : Transition des systèmes agri-alimentaires
  • Coopération territoriale sur l’Alimentation-Santé

Duplication 

  • Filière “ Haché de l’éleveur ”, relation producteurs-acheteurs
  • Mobilisation du foncier pour une agriculture de proximité
  • Incubateur de projets, méthodologie d’accompagnement

Inspirations entre territoires

  • Festival “ ALIMENTERRE ” sur le territoire
  • Dynamiques transversales entre alimentation et biodiversité sur chaque territoire : PTRTE, TVB, PSE, Science avec et pour la société, plan herbe, alimentation et climat
Genèse

Labellisés en 2021, les trois premiers Projets Alimentaires Territoriaux du Département des Vosges portés par des PETR se sont fédérés :

  • PAT Plaine des Vosges, Pleine de Goûts, de la Terre à l’assiette “ du PETR de la Plaine des Vosges
  • Les Vosges dans l’Assiette, Accompagner, soutenir et mettre en relation les initiatives locales “ du PETR du Pays d’Epinal, Cœur des Vosges
  • Cultivons notre alimentation de demain en Déodatie “ du PETR du Pays de la Déodatie

Rejoints en 2024 par le “ PAT du Pays de Remiremont et de ses Vallées “ du PETR du même nom.

Dès le début, les trois PAT ont travaillé en réseau sur la base de la coordination mise en place par les services de l’Etat, via la DDT88. De ces échanges réguliers est née la notion d’ « INTERPAT » mettant en lumière les particularités de chaque territoire tout en respectant leurs similitudes et complémentarités.

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
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OFALIM – Observatoire des flux alimentaires territorialisés

OFALIM - Observatoire des flux alimentaires territorialisés

« Connectons les territoires et leurs acteurs »

OFALIM, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Initié en 2023, OFALIM est un projet co-porté par le Pays de la Déodatie et l’INRAE – Unité Aster à Mirecourt – afin d’Expérimenter un outil numérique à destination des technicien.ne.s du territoire pour mieux connaître l’alimentation locale et ses acteurs à l’échelle des Vosges.

LES ENJEUX D’OFALIM :

  • Mutualiser les données en faveur de l’appui aux politiques publiques, l’attractivité territoriale et des initiatives des acteurs locaux de l’alimentation
  • Travailler en partenariat et en complémentarité avec les initiatives existantes ou en construction
  • Garantir l’appariement optimal des données et permettre leur visualisation ponctuelle ou dynamique
  • Lutter contre l’obsolescence des données en travaillant à la semi-automatisation de leur mise à jour

Les données présentes dans OFALIM sont issues :

  • DES BASES DE DONNÉES nationales et locales (SIRENE, OpenStreetMap, Agence Bio,HVE…) avec la mise en place d’une méthode de mise à jour semi-automatisée
  • D’ENQUÊTES PRÉLIMINAIRES auprès des opérateurs alimentaires du territoire et sur les marchés locaux
  • D’UN RECENSEMENT des données présentes sur les sites Internet et les réseaux sociaux de fermes, restaurants et magasins de producteurs

Premiers aperçus :

En savoir plus, devenir partenaire, fournisseur, être référencé dans OFALIM ?

Les partenaires

Et aujourd’hui, où en est-on ?

Pour aller plus loin…

Un peu d’histoire

Les recherches menées par l’Unité ASTER ainsi que la dynamique d’émergence et de soutien aux Projets Alimentaires Territoriaux –PAT- sont les principaux antécédents des synergies qui ont permis la création d’OFALIM. Le développement d’une méthode de recensement des exploitations agricoles en transition à l’échelle territoriale -Méthode ReGATERR- a servi de base au projet d’observatoire tel qu’il a pris forme lors des discussions entre 2020 et 2021. Les feuilles de route produites par le Département Action, Transitions et Territoires –ACT de l’INRAE et l’Unité ASTER dans ces années ont priorisé la compréhension et l’accompagnement des transitions agroécologiques au sein des Systèmes Alimentaires Territorialisés. Ces feuilles de route visaient ainsi l’accompagnement des acteurs impliqués dans la transition, notamment les décideurs mais également les acteurs de l’alimentation territoriale au sens large.

Pendant les années suivantes, l’initiative de concevoir un projet d’observatoire territorial n’est pas passée inaperçue ni par les collègues chercheurs ni par les acteurs politiques du Département. L’année 2022 a été marquée, d’un côté, par l’inclusion d’OFALIM dans les tâches scientifiques du projet TRANSAAT, la participation aux échanges du PEPR PLAT4TERFOOD et la rédaction du dossier « Alimentation et territoires : les scientifiques d’INRAE en appui des projets alimentaires territoriaux » publié en 2023[1]. De l’autre côté, la coopération continue entre les chargés de mission des PAT vosgiens initiée en novembre 2022 a été formalisée via une Convention Inter-PAT en octobre 2023. OFALIM a été adopté comme l’action que le PETR du Pays de la Déodatie allait porter au nom de l’ensemble des PETR signataires à l’échelle du Département des Vosges.

Grâce au soutien financier de la DRAAF Grand Est, des Fonds LEADER, et des Appels à Projets et ainsi qu’aux ressources propres, l’équipe OFALIM a lancé une vaste enquête et a développé un prototype d’outil numérique. En 2023, l’enquête « Travaillons ensemble » a permis d’interroger les acteurs de l’alimentation du Département des Vosges sur leurs activités et leurs besoins visant la création d’OFALIM et d’un outil logistique porté par le PETR du Pays d’Epinal Cœur des Vosges (également dans le cadre des actions Inter-PAT). Les données collectées ont été intégrées et appariées avec des bases de données nationales et régionales pour construire un annuaire des acteurs de l’alimentation locale. Cet annuaire fait partie du prototype d’outil numérique développé par un prestataire informatique dont la version 1.0 a été testée entre novembre et décembre de 2024.

[1] Pour plus d’information sur l’insertion d’OFALIM dans les axes du PEPR et du Projet TRANSAAT, consultez la section dédiée « OFALIM et la Recherche »

OFALIM s’inscrit dans une mission de service public et d’une recherche axée sur l’appui à l’action publique et l’accompagnement des acteurs dans la transition vers la durabilité des Systèmes Alimentaires Territorialisés.

Selon l’Institut National des Études Territoriales les valeurs du service public territorial sont :

  • Valeurs fondamentales de la République française Liberté, égalité, fraternité, laïcité, intérêt général
  • Valeurs propres à la fonction publique Intégrité, légalité, loyauté, neutralité, respect
  • Valeurs de service Adaptabilité, efficience, qualité et réactivité

OFALIM adhère aux principes de la Charte de déontologie, d’intégrité scientifique et d’éthique d’INRAE, plus précisément :

  • La préservation de l’intérêt général, ce qui demande la garantie de la qualité et la transparence des activités déployées et à répondre aux exigences d’objectivité et d’impartialité. Préserver l’intérêt général exige ainsi de signaler toute situation à même de faire peser un risque grave sur l’intérêt général.
  • La réponse aux attentes sociétales vis-à –vis de la recherche pour faire face au changement global. L’atténuation et adaptation au changement climatique, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, transition des agricultures, anticipation et gestion des risques font partie des défis auxquels l’humanité et la planète sont confrontées. Les chercheurs doivent contribuer à relever ces défis guidés par une analyse réflexive sur les enjeux éthiques des recherches.
  • L’intégrité scientifique, qui se traduit par une veille constante sur la qualité des procédures mises en œuvre, leur adéquation avec les objectifs visés, la fiabilité des connaissances produites, le souci constant de l’intérêt général et l’absence de conflits d’intérêts.
  • La clarté et la transparence dans la communication destinée aux partenaires et au public non averti. Les messages transmis doivent spécifier le statut du message délivré en communiquant les sources, et sans occulter les incertitudes ou la pluralité des visions relatives au sujet traité.

PEPR PLAT4TERFOOD

Les Programmes et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR) sont des initiatives qui visent l’accompagnement aux transformations technologiques, économiques, sociétales, sanitaires ou environnementales. Le PEPR PLAT4TERFOOD ou « Plateforme de données, méthodes et dispositifs pour l’analyse et l’évaluation quantitatives des systèmes alimentaires territorialisés » accompagne les transformations des systèmes agri-alimentaires. PLAT4TERFOOD soutient aux chercheurs et parties prenantes, y compris les décideurs politiques, à comprendre comment et dans quelles conditions ces systèmes sont, ou peuvent devenir, des leviers de changement des systèmes agri-alimentaires vers des pratiques plus soutenables.

OFALIM s’inscrit dans son deuxième Groupe de Travail « Co-construction d’observatoires nationaux et locaux » (WP2). Le WP2 contribue à la création des observatoires locaux qui permettront d’analyser et suivre l’évolution de la reterritorialisation de l’alimentation. Pour rendre cela possible, le WP2 travaille sur l’identification des méthodes de collecte de données et des sources d’information disponibles. Face aux données incomplètes ou manquantes, le WP2 avance sur le développement et consolidation d’outils participatifs en privilégiant la dimension géospatiale de l’information.

TRANSAAT

Le Projet TRANsitions des Systèmes Agri-Alimentaires Territorialisés- TRANSAAT est la déclinaison régionale pour le Grand Est du Programme TETRAE. TRANSAAT envisage la production (i) de résultats éclairant les dynamiques de transition agri-alimentaire et (ii) de ressources et outils favorisant une plus grande mobilisation des agriculteurs et des opérateurs de filières d’une part, et de la société civile d’autre part, dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques agricoles et alimentaires locales plus transversales. Grâce à ces résultats, TRANSAAT vise à contribuer à la coopération territoriale, la planification alimentaire et à la co-conception de modalités d’action publique sur les SAAT.

OFALIM s’inscrit dans le Volet de Recherche « Ancrage des flux agri-alimentaires dans les territoires » (VR2). Le VR2 mobilise une combinaison de méthodes quantitatives et qualitatives, pour l’analyse des flux agricoles et alimentaires entre la production et la consommation à l’échelle des territoires retenus comme études de cas. Ces méthodes se différencient selon l’accessibilité et la précision des données utilisées. Des analyses de proto-métabolisme seront réalisées pour renseigner les différentes composantes du SAAT et proposer une première quantification des flux tenant compte de leur inscription dans un système plus global.

OFALIM intègre ainsi des inquiétudes exprimées par les partenaires de TRANSAAT sur le développement de la demande en produits locaux et les circuits associés, le besoin d’innovations ouvertes et la création de supports de discussion sur les trajectoires et leviers de transition des SAT. OFALIM apporte un regard métabolique sur les activités de production, transformation et distribution  qui permet d’identifier les circulations actuelles et stimuler les reconnections entre acteurs. Ces résultats permettront d’orienter les politiques publiques alimentaires, par exemple, sur les priorités par filière en matière d’aide à l’installation, de création d’outils de transformation ou d’incitation à l’achat local dans les marchés publics.

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
– – – 
cclasquin@deodatie.com
03.29.56.75.17

Campagne de télédéclaration « Ma Cantine » 

CAMPAGNE DE TÉLÉ-DÉCLARATION "MA CANTINE"

En 2025, il convient d’effectuer la télédéclaration de ses données d’achats alimentaires de l’année civile 2024, du 7 janvier au 31 mars 2025.

Depuis septembre 2022, toutes les cantines sont appelées à se référencer sur la plateforme ma cantine pour répondre à l’obligation de télédéclaration des données annuelles d’achats et valoriser leur démarche EGAlim (arrêté du 22 septembre 2022).

LA CAMPAGNE DE TÉLÉ-DÉCLARATION "MA CANTINE" A DÉMARRÉ POUR 2025

Voici quelques points à vérifier pour effectuer cette remontée de données :

 Avez-vous bien créé votre ou vos cantines sur la plateforme ?

  • Avez-vous bien inscrit le lieu de restauration (et non la commune) ?
  • Pilotez-vous vos achats selon la nomenclature demandée ?
  • En cas de gestion par un prestataire, lui avez-vous transmis les informations requises ?

Découvrez cette anti-sèche pour vous accompagner dans la démarche :

⚠️ Cas des cuisines centrales : vous devez recenser tous les sites livrés par vos soins.

En effet, sans cette démarche, vos sites livrés ne pourront bénéficier de la télédéclaration centralisée.

Des difficultés ? Contactez support-egalim@beta.gouv.fr

QUI EST CONCERNÉ ?

Que vous soyez en régie, en gestion concédée, en tant que donneur d’ordre légal vous devez vous assurez que votre ou vos restaurants scolaires sont inscrits sur la plateforme “ma cantine” : https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/accueil

POURQUOI S'INSCRIRE ?

Pour bénéficier des outils ma cantine :

  • Des ressources fiables et réglementaires ;
  • Des outils gratuits pour piloter vos achats EGAlim et locaux ;
  • Des supports de communication.

COMMENT S'INSCRIRE ?

Créer un compte sur ma cantine : https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/creer-mon-compte

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Retour sur le théâtre-forum « Elle va devenir quoi ma ferme ? »

RETOUR SUR LE THÉATRE FORUM "ELLE VA DEVENIR QUOI MA FERME" ?

Jeudi 7 novembre, un théâtre-forum s’est tenu à Gérardmer pour aborder un des défis de la décennie : La transmission de nos fermes, l’avenir de nos campagnes !

Oser parler de la transmission de nos fermes sous un format original, pour déconstruire les idées reçues et s’exprimer plus librement en prenant part à une saynète ? C’est le format original choisi par le Pays de la Déodatie et ses partenaires : l’ARDEAR Grand Est, Terre de Liens Lorraine et Bio en Grand Est.

Chaleureusement accueillis par la média-ludothèque du Tilleul, un peu moins d’une cinquantaine de personnes s’est rassemblée pour assister aux saynètes concoctées par la Compagnie Force Nez, venue tout droit de Marseille, et spécialisée sur ces enjeux.

FOCUS THÉMATIQUE

Le futur de notre alimentation et de notre agriculture se joue maintenant : plus de la moitié des agriculteurs partent à la retraite d’ici à 2030 et beaucoup n’ont pas de repreneur identifié.

Sujet encore souvent tabou dans les familles, parler de la transmission de sa ferme est difficile surtout quand les enfants ne reprennent pas, ou quand il n’y a pas d’enfants. Que faire alors ? Vendre au voisin agriculteur ? Préparer la venue de néo-paysans ? Va-t-il falloir partir de la maison où on a vécu tant d’années ? 

Ce théâtre-forum s’adressait à tous ceux désireux de transmettre leur ferme, s’installer en agriculture, ou à tous les soucieux de notre alimentation : l’avenir de nos campagnes se joue maintenant !

THEATRE FORUM, KEZAKO ?

Sous forme de saynètes, la compagnie Force Nez aborde ces questions complexes qui se posent aux moments délicats du départ à la retraite des agriculteurs, et de l’installation des profils NIMA (non issu du milieu agricole). 

Depuis la création du spectacle en 2016, le succès est au rendez-vous, et les spectateurs se prennent au jeu de cette forme de spectacle dynamique et interactif. Par effet miroir, la plupart des participants se retrouvent dans ces scènes de vie jouées.

Les participants proposent alors à leur manière des solutions pour faciliter les récits de transmission proposés.  Le fait d’être spectateur ou acteur du changement permet de se poser de nouvelles questions, de faire un pas de côté et de prendre un peu de recul, pour nourrir ses réflexions.

LA CONVIVIALITÉ

Cette rencontre à la croisée des chemins fut également l’occasion de poursuivre les échanges autour de produits locaux tout droit venus :

Les partenaires présents se sont rendus disponibles pour répondre aux questions et accompagner les réflexions suscitées par la soirée et l’expérience propre à chacun.

PROCHAINS RENDEZ-VOUS

Pour accompagner techniquement les projets de cession et/ou reprise venez aux les rencontres de la transmission !

  • Lundi 9 décembre à 14h30 à Bruyères : Rendez-vous à la Brasserie Brass’Potes
  • Lundi 16 décembre à 14h30 à Liézey : Rendez-vous au Relais des Bûcherons
  • Mardi 4 Février sur la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié : Heure et lieu à définir

Contact :

Corinne Clasquin
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Marche pour l’accès à la Terre, un patrimoine commun à préserver

MARCHE POUR L’ACCÈS A LA TERRE, UN PATRIMOINE COMMUN A PRÉSERVER

Contexte et objectifs

Dans le cadre du Festival International de Géographie (FIG) et de la thématique proposée « TERRES », le Pays de la Déodatie, Terre de Liens Lorraine et la ferme-théâtre des jours heureux se sont associés pour proposer une animation sur les enjeux liés au foncier.

Contenu

… Et si on partait se promener ? Et si l’observation de nos paysages devenait la clé de lecture du territoire ? Par une marche d’environ 6 km et au travers de témoignage, il a été proposé aux participants de décrypter les différents usages du foncier, les enjeux liés à sa préservation et les services qu’il rend à la société.

De l’ouverture paysagère aux énergies renouvelables en passant par la filière bois-forêt, le slow tourisme ou encore les outils de préservation du foncier… Les intervenants ont pu accompagner les marcheurs en jalonnant le parcours de pistes de réflexion sur le partage de cette ressource commune à tous, la TERRE (thème du FIG 2024).

Véritable fil rouge du parcours, le Théâtre des jours heureux infiltré aux marcheurs a permis d’illustrer « l’invisible » par la réalisation de saynètes thématiques. Pas après pas, entre théâtre et musique, les comédiens-musiciens ont rythmé ce temps aussi jovial qu’informatif.

 

« Si tu habites dans les Vosges

C’est sûrement pas pour le climat

Moi je vois la vie en Vosges

Ouvre bien les yeux, regardes pourquoi

Ici on marche pour la terre,

Mais c’est aussi un bon bol d’air »

Intervenants

Avec la participation artistique du Théâtre des Jours Heureux :

  • Pauline SQUELBUT alias Colline Dici : Locale, habitante de la ferme
  • Guillaume SCHLEER alias Philippe Suffisant : écolo bloqué dans les années 90
  • Thibault VANÇON alias Steve DUPRE-VERDIT : promoteur photovoltaïque
  • Adeline WALTER alias Isabelle Maisonneuve : promotrice immobilière
  • François FREYMANN alias « Le Lucien Grandbois » et son verger
  • Agnès BOURGEOIS alias Emeline Tournant : reconversion BPREA maraîchage bio

Le Pays et le foncier

Au travers de son Projet Alimentaire Territorial (PAT), le Pays de la Déodatie porte depuis 2021 plusieurs actions sur la mobilisation du foncier pour une agriculture de proximité ; favorisant ainsi installations et transmissions. Par cette action adossée au FIG, le Pays souhaitait développer une approche innovante pour aborder le foncier sous un nouveau jour.

Le Théâtre des Jours Heureux

« Après 10 années de projets artistiques développés avec des professionnels et des amateurs à Strasbourg en musique, théâtre, performance, installation et sculpture, la Compagnie s’est déplacée à Ban-de-Laveline pour y prendre un nouveau nom et embrasser de nouveaux projets plus proches du territoire et de la création théâtrale avec des amateurs.

Les projets du Théâtre des Jours Heureux avancent main dans la main avec la Ferme des Jours Heureux. L’activité de paysan-boulanger, la forêt-jardin, le jardin en permaculture sont une source d’inspiration concrète pour relever des défis propres à notre époque : Les questionnements sociologiques, climatologiques, agronomiques y sont revisités à l’aune de la création artistique. »

Pauline Squelbut

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
– – – 
cclasquin@deodatie.com
03.29.56.75.17

Hôpitaux et EHPAD s’engagent en local !

Hopitaux et EHPAD s'engagent en local !

L’HÔPITAL de Bruyères et les EHPAD de Corcieux et Rambervillers contractualisent avec le GAEC de la DILETTE à Frémifontaine

Contexte et opération

Dans le cadre du Projet Alimentaire Territorial (PAT), le Pays de la Déodatie accompagne les acteurs de la restauration collective pour des approvisionnements toujours plus locaux. Epaulés par le Pays et la Chambre d’Agriculture Vosges, l’hôpital de l’Avison à Bruyères et les EHPAD Le Forfelet à Corcieux et Les Grés flammés à Rambervillers ont récemment testé la viande bovine hachée du GAEC de la Dilette. Lasagnes et hachis parmentiers sont venus réjouir les patients, les résidents ainsi que les enfants du périscolaire de Brouvelieures, Corcieux et de Frémifontaine.

Exploitants à Frémifontaine sur une ferme labélisée à Haute Valeur Environnementale (HVE), Marie-Christine et Cyril DELAITE produisent de la viande de race croisée Angus en système à l’herbe (élevage herbivore extensif) *. Aujourd’hui, les établissements passent du test à l’engagement et signe un contrat d’approvisionnement régulier en viande bovine surgelée jusque fin 2024.

Un projets à objectifs multiples

  • Introduire la consommation de viande bovine locale en respectant les contraintes techniques, sanitaires et économiques des approvisionnements en restauration collective
  • Valoriser la production herbivore et l’agriculture locale avec une traçabilité intégrale de la viande et une qualité gustative reconnue
  • Conforter les éleveurs labélisés ainsi que les outils du territoire, ici la coopérative ADEQUAT à Rambervillers.

Un fonctionnement gagnant-gagnant-gagnant

Ces actions opérationnelles reflètent totalement l’état d’esprit des PAT :

  • Gagnant pour les convives qui consomment de la viande bovine locale de qualité
  • Gagnant pour l’éleveur qui vend mieux son bovin et valorise son travail auprès de ses concitoyens
  • Gagnant pour le territoire qui préserve ses pâturages et son environnement tout en soutenant l’activité économique locale

Sur ce circuit, seulement 60km sont nécessaires pour passer de la ferme aux 3 sites de livraison en passant par l’atelier de transformation. Soit 100% du chiffre d’affaires qui reste sur le département !

Une contractualisation pour mieux anticiper

La contractualisation dans le cadre d’un marché de gré à gré permet de respecter le code des marchés publics, et répond aux enjeux de la loi EGALIM au regard des approvisionnements en produits durables et de qualité (objectif de 50% de produits sous sigle officiel de qualité et d’origine, dont 20% de produits bio).

Grace à ce contrat, le producteur peut planifier ses approvisionnements, anticiper la vente du reste de la viande, tout en connaissant le prix de vente à l’avance.
Ce type de contrat rassure toutes les parties prenantes et permet un impact structurant durable du développement de l’approvisionnement local en viande bovine sous SIQO.

Engagés pour l’environnement et conformément à leur politique de développement durable, les établissements de la direction commune du centre hospitalier de l’Avison ont la volonté affirmée d’accentuer de telles actions.

* Un positionnement en faveur de l’élevage herbivore extensif : un rôle social, économique et environnemental

  • Maintien de prairies permanentes (puits de carbone, épuration et rétention des eaux, …)
  • Entretien d’une biodiversité animale et végétale riche et spécifique
  • Maintien d’une diversité génétique des troupeaux et fertilité des sols
  • Entretien des paysages y compris dans les zones défavorisées
  • Identité culturelle, économique et touristique du territoire

Consultez le reportage vidéo de Vosges TV : De la ferme à l’assiette

Accompagnement des établissements du territoire financé par les Fonds européens LEADER

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
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cclasquin@deodatie.com
03.29.56.75.17

Conférence : « Pour une Sécurité sociale de l’Alimentation »​

Retour sur la conférence : "Pour une Sécurité sociale de l'Alimentation"

ACTE 1 : LA CONFÉRENCE

Le 16 mai dernier, un public nombreux autant qu’éclectique est venu écouter l’intervention de Mathieu DAMAIS Ingénieur agronome à Granges-Aumontzey. La conférence d’une durée de 2h était construite en 2 parties.

 Par une démonstration simple, l’intervenant a présenté le contexte de surproduction actuelle mondiale de 30% liée à la concurrence commerciale. Deux blocs s’affrontent avec d’un côté les industries alimentaires qui s’appuient sur les OGM, la robotique, le numérique et, de l’autre, le pôle alliant alimentation bio et le concept « de la fourche à la fourchette ».Le débat national s’installe, dès lors, dans une dualisation entre deux concepts. Le surplus se retrouve au cœur de la distribution et finit par servir d’apport à « l’aide alimentaire ».

 À l’inverse, l’objectif serait de viser prioritairement une démocratie alimentaire qui parte de la fourchette pour aller vers la fourche, et ce, afin d’obtenir un droit à une alimentation de qualité.

 À partir de cette notion, la Sécurité Sociale de l’Alimentation propose un triptyque DROIT des producteurs, DROIT à l’alimentation et DROIT de la nature. La visée serait alors une universalité de ce droit à l’alimentation permis par 150€ (à minima) par personne et par mois. Le financement du système passerait par des cotisations et les achats induits seraient nécessairement pour des produits « conventionnés ».

ACTE 2 : L'ATELIER ET LA SUITE

Dans la suite directe de cette conférence, l’atelier du 4 juin a permis aux habitantes et habitants de définir les aliments incontournables de ce nouveau système, de déterminer les conditions de production, de transformation, de distribution et de cibler le rôle des divers acteurs territoriaux.

 Cette SSA serait alors à généraliser à toutes et tous afin de leur permettre d’accéder à une alimentation de qualité et choisie. L’ultime questionnement serait alors de trouver comment orienter démocratiquement notre système agricole et alimentaire ?

Vous n’avez pas pu participer à la conférence ?

Retrouvez-la dans son intégralité en cliquant ici ou sinon découvrez le concept exposé en 3 minutes en cliquant ici

Retour en images :

Contact :

Corinne Clasquin
Chargée de mission Alimentation
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