Le PETR de la Déodatie au rendez-vous du Festival International de Géographie 2026

Le PETR de la Déodatie au rendez-vous du Festival International de Géographie 2026

A l’occasion de l’Année internationale des parcours et du pastoralisme proclamée par l’ONU, le Festival International de Géographie (FIG) mettra cette année à l’honneur les liens entre élevage, paysages et territoires de montagne.

Les 2, 3 et 4 octobre prochains, plusieurs agents et élus du PETR de la Déodatie prendront part à cette programmation inédite, aux côtés de nombreux partenaires du massif vosgien.

Échanger autour du pastoralisme dans le massif des Vosges

Le vendredi 2 octobre, Aurélien Bansept, président du PETR de la Déodatie et vice-président de la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges, participera à la table ronde «Le pastoralisme, un engagement collectif dans le massif des Vosges».
Cette rencontre réunira élus, représentants du monde agricole et experts autour d’une question centrale : comment le pastoralisme contribue-t-il à  préserver des paysages vivants, à soutenir l’agriculture de montagne et à relever les défis environnementaux actuels ? Une occasion de valoriser les actions menées localement en faveur de ces enjeux.

A la découverte des paysages pastoraux du territoire

Les samedi 3 et dimanche 4 octobre au matin, les festivaliers pourront embarquer pour une visite immersive en bus à travers la vallée de la Bruche et la Déodatie. Parmi les intervenants, Lise Blanc-Jouvan, chargée de mission au PETR de la Déodatie, présentera les actions conduites dans le cadre des Paiements pour Services Environnementaux (PSE).
Cette excursion permettra de découvrir concrètement comment collectivités, agriculteurs et partenaires agissent ensemble pour préserver la biodiversité, la ressource en eau et la qualité des paysages, tout en accompagnant l’adaptation au changement climatique.

Quand les paysages s'invitent en musique

Le samedi en fin d’après-midi, place à  un moment plus festif avec le blind test musical en direct « Le paysage pastoral en musique !». Les équipes du PETR ont contribué à  la conception des interludes culturels qui ponctueront le jeu, en proposant un regard original sur les liens qui unissent géographie, paysages et patrimoine culturel.

Un univers théâtral imaginé collectivement

Le public pourra également découvrir les interventions de la compagnie ACTE autour du spectacle participatif La première transhumance. Le PETR a participé à  la construction de l’univers de cette création qui invite petits et grands à suivre une aventure au coeur des paysages pastoraux vosgiens. Une manière ludique et sensible d’aborder l’histoire, les pratiques et les enjeux du pastoralisme.

Ce programme d’animations est le fruit d’un travail partenarial avec le Commissariat du Massif des Vosges, la Communauté de communes de la Vallée de la Bruche, la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges pour faire découvrir au grand public les richesses et les enjeux des paysages pastoraux qui façonnent l’identité du massif des Vosges.

Participation du Conseil de Développement au FIG 2026

Le Conseil de Développement (CoDev), espace d’expression citoyenne commun au PETR du Pays de la Déodatie et à la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges, sera présenté au public le vendredi 2 octobre, de 16h à 16h30, à l’Espace Mini-Conférences du FIG.
À travers l’intervention d’un membre de son bureau, les visiteurs pourront découvrir le rôle de cette instance citoyenne composée de 50 bénévoles engagés. Véritable lieu de dialogue entre habitants et élus, le CoDev contribue à faire émerger des propositions et à nourrir les politiques publiques au plus près des besoins et des attentes du territoire.

Consulter le programme :

Pour en savoir + : 

Bilan d’un été caniculaire, comment agir ?

Bilan d'un été caniculaire, comment agir ?

Des arbres aux couleurs automnales dès la fin juillet, des sols secs, des forêts qui brûlent, des prairies grillées, des cours d’eau asséchés, des écoles fermées, une surmortalité en période de canicule et des animaux en souffrance : c’est malheureusement le triste constat de ces dernières semaines.

Bien que prévisibles, ces conséquences sont de plus en plus perceptibles dans notre quotidien et sur notre territoire. Au-delà des impacts environnementaux, ces phénomènes climatiques engendrent également des coûts économiques, sociaux et sanitaires croissants.

Des actions d’adaptation sont d’ores et déjà engagées sur notre territoire mais la mobilisation de tous sera déterminante pour accélérer la transition écologique et mettre en œuvre des réponses adaptées, en évitant les fausses « bonnes idées » qui pourraient, malgré de bonnes intentions, renforcer notre vulnérabilité face au changement climatique.

Tour d’horizon d’initiatives engagées (non exhaustives) :

  • Propriétaires forestiers ? (communes, privés) : Appliquez une sylviculture durable, notamment grâce au soutien financier de Sylv’ACCTES

  • Agriculteurs ? : Recensez vos besoins et ressources en eau grâce au diagnostic MAESTR’EAU de la Chambre d’agriculture 88 et obtenez un soutien financier de l’AERM et de la Région pour l’acquisition de réservoirs d’eau, l’abreuvement maitrisé, la restauration de zones humides pour mieux retenir l’eau.

  • Citoyens ? Jardiniers, pensez aux essences locales peu consommatrices en eau, sportifs amateurs de nature, pensez Quiétude Attitude et itinérances douces avec les Grandes Échappées Vosgiennes, amis des animaux, pensez à soutenir les centres de sauvetage de la faune sauvage.

  • Entreprises ? Sensibilisez vos collaborateurs avec les ateliers Adacc et diagnostiquez votre vulnérabilité au changement climatique grâce à la Visite Climat, (CCI) ou au Diag Adaptation de la BPI puis agissez sur vos vulnérabilités en vous faisant accompagner par la CCI, la CMA ou l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse.

  • Communes ? Pensez ombrages, désimperméabilisations, zones de fraicheur, travaux sur vos bâtiments/écoles pour le confort d’été comme hiver, gestion raisonnée de vos espaces verts, accueil et préservation de la biodiversité. L’ingénierie du PETR vous accompagne pour vos études et travaux mais aussi vous aide à rechercher des financements, à valoriser vos actions et sensibiliser vos administrés.

Et bien sûr, pensez collectif, partagez les informations ci-dessus à vos voisins, forestiers, agriculteurs, élus !

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
– – – 
☎ 03.29.56.88.64
✉ pbarrier@deodatie.com

Amélie BITOUZET
Chargée de mission adaptation au changement climatique
– – – 
☎ 03.29.52.45.82
✉ abitouzet@deodatie.com

Zacharie BECKER
Conseiller en Énergie Partagée pour les collectivités
– – – 
☎ 03.29.52.45.83
✉ zbecker@deodatie.com

Retour sur la journée d’échanges «Arbres et Forêts face au changement climatique» organisée en Déodatie

Retour sur la journée d’échanges «Arbres et Forêts face au changement climatique» organisée en Déodatie

Le Pays de la Déodatie présent à l’Assemblée générale du collectif Des Hommes et Des Arbres

Le Pays de la Déodatie a participé à l’Assemblée générale du collectif Des Hommes et Des Arbres, organisée le 2 juin dernier au Clos Malpré de Senones.
 
70 participants, dont une dizaine d’élus déodatiens, se sont réunis pour réfléchir à la place des arbres, des forêts et du bois face aux défis du changement climatique. A travers des témoignages inspirants et des échanges entre experts, cette journée a permis de mieux comprendre à la fois le rôle essentiel de ces écosystèmes dans la résilience de nos territoires… et leur propre vulnérabilité aux évolutions du climat.

Une présence active autour des enjeux de la trame verte et bleue

À cette occasion, la chargée de mission Trame verte et bleue du Pays de la Déodatie était présente dès la matinée, notamment lors de la session d’échanges intitulée « Travailler avec les arbres aujourd’hui et demain : regards croisés », organisée en partenariat avec le Pays de la Déodatie.

Ce temps fort a permis de croiser les regards entre professionnels de terrain, acteurs de la recherche, de la formation et des territoires, afin de mieux comprendre les évolutions des pratiques face au changement climatique et d’identifier des pistes d’action concrètes

Parmi les intervenants, quatre acteurs du territoire déodatien ont partagé leur expérience de terrain :

  • Margot Valentin, éleveuse de chèvres à Saint-Stail, a évoqué la place de la forêt dans son activité quotidienne ;
  • Lyse Etienne, pépiniériste installée à Grandrupt, la plus haute des Vosges, a présenté les nouveaux défis auxquels elle est confrontée ;
  • Étienne Algrain, propriétaire forestier dans la vallée du Rabodeau, a témoigné avec humilité de son accompagnement des forêts face aux changements en cours ;
  • Mathilde Vincent, paysagiste déodatienne, a partagé sa vision engagée du vivant et de la liberté des jardins.

Les vidéos de la matinale sont à retrouver ici :

La matinée s’est poursuivie avec une table ronde réunissant chercheurs, représentants de la Région Grand Est, de l’Office national des forêts (ONF), de l’enseignement forestier de Mirecourt, ainsi qu’Aurélien Bansept, président du PETR. Ensemble, ils ont échangé sur les réponses à apporter aux enjeux soulevés par les témoignages, notamment à travers le dispositif Sylv’ACCTES, qui accompagne les propriétaires forestiers dans une gestion durable et adaptée au changement climatique.

L’après-midi, les participants ont pu prolonger leurs découvertes lors de visites de terrain, à la forêt de Tiragoutte ou à la scierie Lemaire. D’autres rendez-vous sont encore proposés dans le cadre du programme « La Voie des Bois », accessible à tous.

Cette journée était organisée par l’association Des Hommes et des Arbres (DHDA), en partenariat avec le PETR, adhérent à l’association, à l’occasion de son assemblée générale. La prochaine AG est d’ores et déjà programmée le 15 décembre 2026.

En attendant, chacun peut rejoindre ce collectif régional qui œuvre à rapprocher citoyens, élus, professionnels et passionnés autour d’un objectif commun : construire l’avenir en s’appuyant sur la richesse de nos arbres et de nos forêts.

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
– – – 
☎ 03.29.56.88.64
✉ pbarrier@deodatie.com

Biodiversité ordinaire : faites place aux hérissons !

Biodiversité ordinaire : faites place aux hérissons !

Les hérissons présents dans nos campagnes et nos jardins connaissent un déclin populationnel important. Pour sensibiliser sur les actions favorables à leur présence, le PETR a choisi un format innovant de sensibilisation : une murder party !

Une murder party est un jeu consistant à résoudre une énigme policière. Il s’agit d’un Cluedo géant où les suspects sont des comédiens à interroger et les joueurs doivent en conclure le nom du meurtrier et l’arme du crime.

Cet événement, offert par le PETR du Pays de la Déodatie dans le cadre de la mission Trame Verte et Bleue, a été conçu par l’association Il Est Encore Temps en Déodatie, en partenariat avec l’association ACTE Théatral. Le PETR tient également à remercier les communes de St Dié, Granges-Autmonzey et Bruyères pour la mise à disposition de salles/lieux et de personnel pour l’organisation de ces murders.

Retours en image sur les 3 sessions réalisées sur le territoire (1 par intercommunalité)

Au total, 150 personnes ont participé (50 personnes maxi/session) révélant la pertinence de ce format d’animation pour mobiliser sur la biodiversité !

Les participants ont ainsi appris :

  • Qu’il fallait laisser des passages à petite faune dans leur clôture (quelques trous de 15*15cm ou un espace sous une porte),
  • Qu’il fallait éviter l’usage d’anti limaces (proies des hérissons) en favorisant d’autres techniques de lutte (le sécateur, les canards, une gouttière semi-enterrée …),
  • Qu’à l’aurore et à la tombée de la nuit, il ne fallait pas utiliser la tondeuse (robot ou manuelle) pour ne pas blesser ces petites bêtes et rouler tout doux en voiture pour éviter de les percuter.

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
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☎ 03.29.56.88.64
✉ pbarrier@deodatie.com

Le rapport d’activité 2025 de la TVB est disponible !

Le rapport d’activité 2025 de la Trame Verte et Bleue est disponible

Comme chaque année depuis 2018, un Comité de Pilotage s’est tenu le 5 février dernier à Saint Dié, réunissant les 6 intercommunalités qui constituent les PETR du Pays de la Déodatie et du Pays de Remiremont et de ses vallées, co-porteurs de la TVB et les structures partenaires. 

Ce moment a permis de faire le bilan des actions 2025 et de se projeter sur les actions 2026. 

Une trentaine de personnes étaient présentes et ont pu se féliciter des belles actions menées en 2025, notamment la poursuite des Paiements pour Services Environnementaux (PSE) auprès de 32 agriculteurs et de Sylv’ACCTES pour aider financièrement les propriétaires forestiers publics et privés dans leurs travaux sylvicoles dits « vertueux » afin de s’adapter au mieux aux enjeux du changement climatique.

Retrouvez le rapport complet ICI ou sur la page « Diagnostic et stratégie »

Le PETR est à votre disposition pour accompagner tout projet d’aménagement du territoire à une meilleure prise en compte des enjeux « biodiversité » et « adaptation au changement climatique ».

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
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☎ 03.29.56.88.64
✉ pbarrier@deodatie.com

L’eau : un enjeu vital pour nos fermes face au changement climatique

L’eau : un enjeu vital pour nos fermes face au changement climatique

Sur une exploitation agricole, l’eau est partout : elle irrigue les cultures, hydrate les animaux, et soutient chaque étape de la production. Mais face aux défis du changement climatique, la ressource se raréfie. Il devient urgent d’innover pour garantir la résilience des fermes et sécuriser leur avenir.

C’est dans cette perspective que le Pays de la Déodatie s’est engagé à réfléchir à la disponibilité en eau sur les exploitations agricoles et maraîchères.

Concrètement, huit exploitations PSE et une exploitation maraîchère ont bénéficié gratuitement* d’un diagnostic MAESTR’Eau, un outil conçu par les Chambres d’Agriculture des Vosges et d’Alsace.

Ce diagnostic permet de :

  • Quantifier les sources et usages en eau de chaque ferme,
  • Évaluer leur vulnérabilité face à la variabilité de la ressource,
  • Identifier des leviers d’adaptation : par exemple, dimensionner un récupérateur d’eau pour substituer certains usages.

Cet accompagnement aide les agriculteurs à prendre du recul sur leurs pratiques et à anticiper les solutions pour demain.

*Projet financé par le Pays de la Déodatie, le Pays de Remiremont et de ses vallées, et l’Agence de l’Eau Rhin Meuse.

Exemple concret : retour en images sur un rendez-vous pour le diagnostic MAESTR’Eau aux Jardins de Galilée, exploitation maraîchère en insertion à Provenchères-et-Colroy 👇

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
– – – 
lblanc-jouvan@deodatie.com
06.33.11.38.45

Sylv’ACCTES_Bilans de la 2ème année et tournée sylvicole du 10 février 2026

Contact :

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
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✉ pbarrier@deodatie.com
☎ 03.29.56.88.64

Sylv'ACCTES, bilans de la 2ème année et de la tournée sylvicole du 10 février 2026

Diversifiez vos forêts avec l’aide de Sylv’ACCTES !

Vous êtes commune propriétaire ou propriétaire privé d’une ou plusieurs forêts totalisantes au moins 2 hectares ? Vous souhaitez engager des travaux pour diversifier ou irrégulariser votre peuplement ?

Bonne nouvelle : grâce au dispositif Sylv’ACCTES, vous pouvez bénéficier d’une aide financière allant jusqu’à 50 % pour les communes et 70 % pour les privés.

Porté par les PETRs depuis 2023, ce programme vise à rendre vos forêts plus résilientes face au changement climatique. En effet, un peuplement diversifié (par essence et/ou par strates d’âge) est moins vulnérable aux aléas.

Depuis son lancement, 27 dossiers ont été accompagnés (14 communes et 6 privés, il y a eu plusieurs dossiers par propriétaire), représentant 144 hectares diversifiés et 181 500 € de travaux, dont 95 800 € financés par Sylv’ACCTES.

Un véritable coup de pouce pour faire évoluer ou maintenir votre forêt dans une logique durable !

Travaux éligibles : martelage (privés uniquement), cloisonnements, travail léger du sol, gestion de la végétation concurrente, enrichissement par petits placeaux…

Retour sur la tournée du 10 février : franc succès au rendez-vous !

Comme en 2024 et en 2025, les partenaires du dispositif que sont l’ONF, le CNPF, la Chambre d’Agriculture des Vosges et les Communes forestières ont répondu présent à la tournée sylvicole organisée par les PETRs le 10 février 2026.

2 parcelles ont été visitées par 27 élus communaux, 9 privés et 8 techniciens ONF et 7 autres partenaires :

  • une hêtraie à Xamontarupt le matin, avec un objectif de diversification d’essences en chêne et pin dans un peuplement à couvert continu par des sélections et mise en lumière d’individu des essences cibles.
  • un peuplement résineux post-scolyte et sécheresse à Le Syndicat l’après-midi, avec un objectif de diversification via des plantations diversifiées en placeaux de 5 plants/placeau en châtaignier et érable sycomore notamment.

Plusieurs nouveaux dossiers devraient être déposés courant 2026 avant une révision des itinéraires et une réadhésion à l’association Sylv’ACCTES prévues pour 2027.

Bilan de la 2ème année pour le dispositif des paiements pour services environnementaux (PSE)

Bilan de la troisième année pour les PSE (Paiements pour Services Environnementaux)

Le 15 mai 2026, la troisième année des Paiements pour Services Environnementaux (PSE) a touché à sa fin.
Les 31 agriculteurs engagés ont perçu le troisième montant de rémunération pour leurs pratiques résultant à des services environnementaux en faveur de la biodiversité.
 
Depuis 2023, les territoires du Pays de la Déodatie et de Remiremont et de ses vallées ont mis en place ce dispositif appelé Paiements pour Services Environnementaux (PSE). Son objectif ? Soutenir financièrement les agriculteurs qui adoptent des pratiques favorables à la préservation des prairies permanentes et de la biodiversité locale. Ce programme s’étend sur 5 ans.
 
Chaque année, les agriculteurs engagés sont rémunérés selon leurs pratiques, évaluées à partir d’un cahier des charges adapté aux spécificités du territoire.
 
Bilan chiffré de la troisièmes année (clôturée le 15 mai 2026) :
Des résultats encourageants :
22 agriculteurs sur 31 ont amélioré ou maintenu une gestion extensive de leurs prairies permanentes situées dans des zones riches en biodiversité, appelées réservoirs de biodiversité de la Trame Verte et Bleue.
 
Pour aller plus loin, deux formations ont également été proposées : l’une sur la gestion de l’eau sur les exploitations et les solutions fondées sur la nature, l’autre sur la méthodologie d’identification des zones humides.
Celles-ci ont réuni 24 agriculteurs et ont permis d’échanger sur ces thématiques importantes. 

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
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lblanc-jouvan@deodatie.com
06.33.11.38.45

Inauguration du parc urbain aménagé en faveur de la Trame Verte et Bleue (TVB) à Fraize

Contact :

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
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Inauguration du parc urbain aménagé en faveur de la Trame Verte et Bleue (TVB) à Fraize

Un nouvel espace nature ouvert à tous à Fraize !

Après trois années de travail, le terrain situé derrière le Centre Animation Jeunesse de Fraize (rue du Giron) est désormais ouvert au public !  (Archive à consulter pour suivre le projet depuis ses débuts : https://deodatie.com/accompagnement-a-lamenagement-dun-parc-urbain-a-fraize/)

Le vendredi 19 septembre 2025, un petit parc arboré a été inauguré en bordure de la route du Giron, derrière le Centre Animation Jeunesse (CAJ). 

La commune a répondu à un appel à projets lancé par le PETR de la Déodatie, bénéficiant ainsi d’un accompagnement technique et financier pour concrétiser cette initiative. Grâce à ce partenariat, le parc a vu le jour dans une logique de valorisation du cadre de vie et de renforcement des continuités écologiques.

Lors de l’inauguration, Caroline Lerognon, maire, a salué la qualité de la collaboration et remercié l’ensemble des acteurs mobilisés. Aurélien Bansept, président du PETR, a quant à lui souligné :

Ce projet exemplaire servira de site témoin à d’autres communes souhaitant œuvrer pour la TVB et le bien-être de leurs habitants. 

| Une trame écologique restaurée

Les travaux ont débuté en 2024 par la suppression du mur en béton qui longeait la route. Celui-ci constituait une rupture dans la continuité écologique du paysage et freinait la relation entre les enfants du CAJ, les habitants, la nature et la biodiversité environnante. L’objectif étant de créer un îlot arboré conciliant développement local, qualité de vie et préservation des écosystèmes.

| Les enfants impliqués dans la plantation

Une haie de 40 mètres composée d’arbres et d’arbustes fruitiers, d’essences locales (label @Végétal local), a été plantée par les élèves de CM1 et CM2 de l’école Jules-Ferry. Cette action s’inscrivait dans le cadre du dispositif départemental « Je plante une haie dans mon école », en partenariat avec la fédération départementale des chasseurs.

Des arbres et arbustes isolés ou en buisson, également labellisés « Végétal local », ont également été mis en terre par un pépiniériste, afin de favoriser la biodiversité.

Le parc a été équipé de mobilier urbain de la gamme « Pays de la Déodatie », conçu et posé par la SAS Christophe Colin, entièrement en bois local. Il comprend un abri muni d’arceaux, un banc, ainsi qu’un second banc installé à l’autre extrémité du parc. Des barrières avec cordes délimitent l’espace pour limiter le piétinement.

| Un espace pédagogique

  • Un panneau pédagogique informent les visiteurs sur l’aménagement, implanté dans un espace de transition entre les arbres bordant la Meurthe et les coteaux arborés annonçant les sommets forestiers.
  • Des nichoirs pour mésanges et rouges-queues, réalisés par la scierie du Lançoir en bois local non traité, ont été installés sur la grille du CAJ.
  • Des gîtes à chauves-souris ont été fixés sur l’abri, dans le prolongement de la haie.

Le coût total du projet s’élève à 8 033 € HT (hors abris), financé à hauteur de 5 000 € par le groupe d’action locale LEADER du Pays de la Déodatie

Ce nouvel espace vert a été pensé, financé et aménagé avec soin pour en faire un lieu témoin et montrer qu’il est possible d’intégrer la biodiversité dans son aménagement urbain.

Au-delà du cadre agréable, cet aménagement participe à restaurer un corridor écologique discontinu entre la Meurthe et les forêts de coteaux qui, espérons-le, sera utilisée par la faune locale.

Un bel exemple de collaboration au service de la nature… et des habitants !

L’Hydrologie Régénérative « Et si on pouvait cultiver l’eau »

L’Hydrologie Régénérative « Et si on pouvait cultiver l’eau »

© tripleperformance
© permaculturedesign

L’une des techniques phares de l’hydrologie régénérative est le « Keyline Design ». 

Cette technique consiste à creuser des baissières en suivant certaines courbes de niveau du champ, pour que l’eau soit stockée dans ces baissières et ait le temps de s’infiltrer dans le sol. Il est intéressant de mettre une haie pour éviter qu’elle ne s’évapore trop vite, notamment en été lors de période chaude.

Si le sujet vous intéresse ? Retrouvez plus d’informations sur le site de l’association « Pour une hydrologie régénérative » https://hydrologie-regenerative.fr/accueil

Exemple de mise en pratique de l’Hydrologie Régénérative : Visite d’un site d’abissage en Belgique

Un groupe de travail s’est créé dans la vallée de la Bruche afin de travailler sur l’arrosage des prairies permanentes, pratique utilisé auparavant sur de nombreux territoire du Massif des Vosges.

C’est a à cette occasion que des agents du PETR se sont rendus en Belgique, dans les Ardennes, où un site d’arrosage, appelé « abissage » là-bas, a été restauré grâce aux travaux de Pierre LUXEN, en 2013, 100 après la fin de son utilisation. Cette technique est reconnue au patrimoine culturel immatériel de l’humanité à l’UNESCO depuis 2023. 

Le principe de l’abissage de prairie :

Plusieurs techniques sont possibles et sont souvent adaptées au relief de la prairie.

L’idée ici est de dévier une partie du cours d’eau principal, en abaissant cette porte métallique, dans un canal passant sur les hauteurs des prairies. L’arrosage des prairies se fait lorsque l’eau se trouve en abondance, ainsi pendant les périodes d’hiver début de printemps. Cela permet d’assurer un volume suffisant dans le cours d’eau principal.

L’eau déviée va petit à petit remplir le canal longeant le haut de la prairie. Plusieurs « portes » sont positionnées à intervalles réguliers sur le canal. Ces portes sont fermées lorsque l’on veut bloquer l’eau et la laisser déborder sur la prairie. L’eau va ensuite s’infiltre dans le sol et s’écouler dans la pente. L’eau qui ne se sera pas infiltrer dans le sol retournera dans le canal principal.

Les avantages de l’arrosage sont nombreux, et contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas d’arroser en été pour augmenter la production lors de la période sèche. En effet, l’arrosage se fait en période d’hiver et début printemps et permet de :

  • Réchauffer le sol au printemps. A cette période de l’année, la température du sol est inferieur à celle de l’eau. La végétation peut ainsi redémarrer sa croissance plus rapidement
  • Apporter des éléments fertilisants, des nutriments et de l’oxygène par l’eau des rivières
  • Humidifier les sols secs pentus pour assurer une production normale ou humidifier les sols lors des bises de printemps
  • Laver ou nettoyer les prés au printemps en nivelant les taupinières et autres résidus, les prairies sont alors plus faciles à faucher.

Éléments de contexte :

La visite du site s’est faite dans les Ardennes à 800m d’altitude. L’arrosage du site date de 1864 et s’est interrompu lors de la première guerre mondiale. Il a été repris 100 ans après, grâce aux travaux de recherche de Felix X.

Le site est composé de 2 canaux d’arrosage, un sur chaque coté de la prairie et du ruisseaux naturel au centre.

Au Moyen-Age, la région était pauvre et chaque foyer possédait quelques animaux sur sa ferme. La production de fourrages était donc un enjeu important pour la région et c’est ainsi que les techniques d’arrosage de prairie (ou « abissage » terme utilisé en Belgique) sont apparues et ont été utilisées dans les fonds de vallées.

Ces techniques se sont peu a peu perdues jusqu’en 2013, quand Felix X a décidé d’étudier l’abissage et de remettre en état un site.

 Pour plus d’information, n’hésitez pas à consulter l’article « Les prairies d’abissage en Ardenne belge : un patrimoine naturel remarquable à sauvegarder » Luxen, P., Philippe, A., & Rouxhet, S. (September 2010). Les prairies d’abissage en Ardenne belge : un patrimoine naturel remarquable à sauvegarder. Fourrages, 203, 231-234

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
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