L’eau : un enjeu vital pour nos fermes face au changement climatique

L’eau : un enjeu vital pour nos fermes face au changement climatique

Sur une exploitation agricole, l’eau est partout : elle irrigue les cultures, hydrate les animaux, et soutient chaque étape de la production. Mais face aux défis du changement climatique, la ressource se raréfie. Il devient urgent d’innover pour garantir la résilience des fermes et sécuriser leur avenir.

C’est dans cette perspective que le Pays de la Déodatie s’est engagé à réfléchir à la disponibilité en eau sur les exploitations agricoles et maraîchères.

Concrètement, huit exploitations PSE et une exploitation maraîchère ont bénéficié gratuitement* d’un diagnostic MAESTR’Eau, un outil conçu par les Chambres d’Agriculture des Vosges et d’Alsace.

Ce diagnostic permet de :

  • Quantifier les sources et usages en eau de chaque ferme,
  • Évaluer leur vulnérabilité face à la variabilité de la ressource,
  • Identifier des leviers d’adaptation : par exemple, dimensionner un récupérateur d’eau pour substituer certains usages.

Cet accompagnement aide les agriculteurs à prendre du recul sur leurs pratiques et à anticiper les solutions pour demain.

*Projet financé par le Pays de la Déodatie, le Pays de Remiremont et de ses vallées, et l’Agence de l’Eau Rhin Meuse.

Exemple concret : retour en images sur un rendez-vous pour le diagnostic MAESTR’Eau aux Jardins de Galilée, exploitation maraîchère en insertion à Provenchères-et-Colroy 👇

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
– – – 
lblanc-jouvan@deodatie.com
06.33.11.38.45

Sylv’ACCTES_Bilan de la 2ème année et tournée sylvicole du 10 février prochain

Contact :

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
– – – 
✉ pbarrier@deodatie.com
☎ 03.29.56.88.64

Sylv'ACCTES, bilan de la 2ème année et tournée sylvicole du 10 février prochain

Diversifiez vos forêts avec l’aide de Sylv’ACCTES !

Vous êtes commune propriétaire ou propriétaire privé d’une ou plusieurs forêts totalisant au moins 2 hectares ? Vous souhaitez engager des travaux pour diversifier ou irrégulariser votre peuplement ? Bonne nouvelle : grâce au dispositif Sylv’ACCTES, vous pouvez bénéficier d’une aide financière allant jusqu’à 50 % pour les communes et 70 % pour les privés.

Porté par le PETR depuis 2023, ce programme vise à rendre vos forêts plus résilientes face au changement climatique. En effet, un peuplement diversifié (par essence et/ou par strates d’âge) est moins vulnérable aux aléas.

Depuis son lancement, 27 dossiers ont été accompagnés (20 communes et 7 privés), représentant 128,8 hectares diversifiés et 172 742 € de travaux, dont 91 386 € financés par Sylv’ACCTES.
Un véritable coup de pouce pour faire évoluer ou maintenir votre forêt dans une logique durable !

Travaux éligibles : martelage (privés uniquement), cloisonnements, travail léger du sol, gestion de la végétation concurrente, enrichissement par petits placeaux…

Participez à la journée d’information du mardi 10 février 2026 :

 

  • Pour qui : Gardes ONF, élus à la forêt, propriétaires privés
  • Au programme : présentation du dispositif et visite de parcelles travaillées.
    Matin : parcelle de hêtre
    Après-midi : parcelle de sapin/épicéa

📍 Rendez-vous :

  • 9h45 : Parking de la Poirié, Chemin de la Poirié (D11D), 88460 Tendon
  • 12h : Mairie de Tendon – Collation et présentation des dispositifs (dont regroupements parcellaires)
  • 14h30 : Mairie du Syndicat, 2 Route du Pont de Cleurie, 88120 Le Syndicat
  •  Tarif : Gratuit

Réservation obligatoire : 03 29 56 88 64 ou pbarrier@deodatie.com

Bilan de la 2ème année pour le dispositif des paiements pour services environnementaux (PSE)

Bilan de la deuxième année pour les PSE (Paiements pour Services Environnementaux)

Le 15 mai 2024, la première année des Paiements pour Services Environnementaux (PSE) a touché à sa fin.

Les 33 agriculteurs engagés ont perçu le premier montant de rémunération pour leurs pratiques résultant à des services environnementaux en faveur de la biodiversité.

Depuis 2023, les territoires du Pays de la Déodatie et de Remiremont et de ses vallées ont mis en place ce dispositif appelé Paiements pour Services Environnementaux (PSE). Son objectif ? Soutenir financièrement les agriculteurs qui adoptent des pratiques favorables à la préservation des prairies permanentes et de la biodiversité locale. Ce programme s’étend sur 5 ans.

Chaque année, les agriculteurs engagés sont rémunérés selon leurs pratiques, évaluées à partir d’un cahier des charges adapté aux spécificités du territoire.

Bilan chiffré de la deuxième année (clôturée le 15 mai 2025) :

  • 331 774,63 € ont été versés à 32 agriculteurs.
  • Cela représente en moyenne 10 367,96 € par agriculteur, avec des montants allant de 717,13 € à 21 200 €.
  • À l’échelle de la surface, la moyenne est de 131,44 € par hectare, avec des paiements allant de 25,75 € à 212 € par hectare.

Des résultats encourageants :
24 agriculteurs sur 32 ont amélioré ou maintenu une gestion extensive de leurs prairies permanentes situées dans des zones riches en biodiversité, appelées réservoirs de biodiversité de la Trame Verte et Bleue.

Pour aller plus loin, une formation a été proposée sur le potentiel des prairies et leur interêt économique, notamment dans un contexte de changement climatique. Elle a réuni 18 agriculteurs et permis de mieux comprendre les différents types de prairies du Massif des Vosges et leur rôle dans une agriculture durable.

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
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Inauguration du parc urbain aménagé en faveur de la Trame Verte et Bleue (TVB) à Fraize

Contact :

Pauline BARRIER
Chargée de mission Trame Verte et Bleue
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Inauguration du parc urbain aménagé en faveur de la Trame Verte et Bleue (TVB) à Fraize

Un nouvel espace nature ouvert à tous à Fraize !

Après trois années de travail, le terrain situé derrière le Centre Animation Jeunesse de Fraize (rue du Giron) est désormais ouvert au public !  (Archive à consulter pour suivre le projet depuis ses débuts : https://deodatie.com/accompagnement-a-lamenagement-dun-parc-urbain-a-fraize/)

Le vendredi 19 septembre 2025, un petit parc arboré a été inauguré en bordure de la route du Giron, derrière le Centre Animation Jeunesse (CAJ). 

La commune a répondu à un appel à projets lancé par le PETR de la Déodatie, bénéficiant ainsi d’un accompagnement technique et financier pour concrétiser cette initiative. Grâce à ce partenariat, le parc a vu le jour dans une logique de valorisation du cadre de vie et de renforcement des continuités écologiques.

Lors de l’inauguration, Caroline Lerognon, maire, a salué la qualité de la collaboration et remercié l’ensemble des acteurs mobilisés. Aurélien Bansept, président du PETR, a quant à lui souligné :

Ce projet exemplaire servira de site témoin à d’autres communes souhaitant œuvrer pour la TVB et le bien-être de leurs habitants. 

| Une trame écologique restaurée

Les travaux ont débuté en 2024 par la suppression du mur en béton qui longeait la route. Celui-ci constituait une rupture dans la continuité écologique du paysage et freinait la relation entre les enfants du CAJ, les habitants, la nature et la biodiversité environnante. L’objectif étant de créer un îlot arboré conciliant développement local, qualité de vie et préservation des écosystèmes.

| Les enfants impliqués dans la plantation

Une haie de 40 mètres composée d’arbres et d’arbustes fruitiers, d’essences locales (label @Végétal local), a été plantée par les élèves de CM1 et CM2 de l’école Jules-Ferry. Cette action s’inscrivait dans le cadre du dispositif départemental « Je plante une haie dans mon école », en partenariat avec la fédération départementale des chasseurs.

Des arbres et arbustes isolés ou en buisson, également labellisés « Végétal local », ont également été mis en terre par un pépiniériste, afin de favoriser la biodiversité.

Le parc a été équipé de mobilier urbain de la gamme « Pays de la Déodatie », conçu et posé par la SAS Christophe Colin, entièrement en bois local. Il comprend un abri muni d’arceaux, un banc, ainsi qu’un second banc installé à l’autre extrémité du parc. Des barrières avec cordes délimitent l’espace pour limiter le piétinement.

| Un espace pédagogique

  • Un panneau pédagogique informent les visiteurs sur l’aménagement, implanté dans un espace de transition entre les arbres bordant la Meurthe et les coteaux arborés annonçant les sommets forestiers.
  • Des nichoirs pour mésanges et rouges-queues, réalisés par la scierie du Lançoir en bois local non traité, ont été installés sur la grille du CAJ.
  • Des gîtes à chauves-souris ont été fixés sur l’abri, dans le prolongement de la haie.

Le coût total du projet s’élève à 8 033 € HT (hors abris), financé à hauteur de 5 000 € par le groupe d’action locale LEADER du Pays de la Déodatie

Ce nouvel espace vert a été pensé, financé et aménagé avec soin pour en faire un lieu témoin et montrer qu’il est possible d’intégrer la biodiversité dans son aménagement urbain.

Au-delà du cadre agréable, cet aménagement participe à restaurer un corridor écologique discontinu entre la Meurthe et les forêts de coteaux qui, espérons-le, sera utilisée par la faune locale.

Un bel exemple de collaboration au service de la nature… et des habitants !

L’Hydrologie Régénérative « Et si on pouvait cultiver l’eau »

L’Hydrologie Régénérative « Et si on pouvait cultiver l’eau »

© tripleperformance
© permaculturedesign

L’une des techniques phares de l’hydrologie régénérative est le « Keyline Design »

Cette technique consiste à creuser des baissières en suivant certaines courbes de niveau du champ, pour que l’eau soit stockée dans ces baissières et ait le temps de s’infiltrer dans le sol. Il est intéressant de mettre une haie pour éviter qu’elle ne s’évapore trop vite, notamment en été lors de période chaude.

Si le sujet vous intéresse ? Retrouvez plus d’informations sur le site de l’association « Pour une hydrologie régénérative » https://hydrologie-regenerative.fr/accueil

Exemple de mise en pratique de l’Hydrologie Régénérative : Visite d’un site d’abissage en Belgique

Un groupe de travail s’est créé dans la vallée de la Bruche afin de travailler sur l’arrosage des prairies permanentes, pratique utilisé auparavant sur de nombreux territoire du Massif des Vosges.

C’est a à cette occasion que des agents du PETR se sont rendus en Belgique, dans les Ardennes, où un site d’arrosage, appelé « abissage » là-bas, a été restauré grâce aux travaux de Pierre LUXEN, en 2013, 100 après la fin de son utilisation. Cette technique est reconnue au patrimoine culturel immatériel de l’humanité à l’UNESCO depuis 2023. 

Le principe de l’abissage de prairie :

Plusieurs techniques sont possibles et sont souvent adaptées au relief de la prairie.

L’idée ici est de dévier une partie du cours d’eau principal, en abaissant cette porte métallique, dans un canal passant sur les hauteurs des prairies. L’arrosage des prairies se fait lorsque l’eau se trouve en abondance, ainsi pendant les périodes d’hiver début de printemps. Cela permet d’assurer un volume suffisant dans le cours d’eau principal.

L’eau déviée va petit à petit remplir le canal longeant le haut de la prairie. Plusieurs « portes » sont positionnées à intervalles réguliers sur le canal. Ces portes sont fermées lorsque l’on veut bloquer l’eau et la laisser déborder sur la prairie. L’eau va ensuite s’infiltre dans le sol et s’écouler dans la pente. L’eau qui ne se sera pas infiltrer dans le sol retournera dans le canal principal.

Les avantages de l’arrosage sont nombreux, et contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas d’arroser en été pour augmenter la production lors de la période sèche. En effet, l’arrosage se fait en période d’hiver et début printemps et permet de :

  • Réchauffer le sol au printemps. A cette période de l’année, la température du sol est inferieur à celle de l’eau. La végétation peut ainsi redémarrer sa croissance plus rapidement
  • Apporter des éléments fertilisants, des nutriments et de l’oxygène par l’eau des rivières
  • Humidifier les sols secs pentus pour assurer une production normale ou humidifier les sols lors des bises de printemps
  • Laver ou nettoyer les prés au printemps en nivelant les taupinières et autres résidus, les prairies sont alors plus faciles à faucher.

Éléments de contexte :

La visite du site s’est faite dans les Ardennes à 800m d’altitude. L’arrosage du site date de 1864 et s’est interrompu lors de la première guerre mondiale. Il a été repris 100 ans après, grâce aux travaux de recherche de Felix X.

Le site est composé de 2 canaux d’arrosage, un sur chaque coté de la prairie et du ruisseaux naturel au centre.

Au Moyen-Age, la région était pauvre et chaque foyer possédait quelques animaux sur sa ferme. La production de fourrages était donc un enjeu important pour la région et c’est ainsi que les techniques d’arrosage de prairie (ou « abissage » terme utilisé en Belgique) sont apparues et ont été utilisées dans les fonds de vallées.

Ces techniques se sont peu a peu perdues jusqu’en 2013, quand Felix X a décidé d’étudier l’abissage et de remettre en état un site.

 Pour plus d’information, n’hésitez pas à consulter l’article « Les prairies d’abissage en Ardenne belge : un patrimoine naturel remarquable à sauvegarder » Luxen, P., Philippe, A., & Rouxhet, S. (September 2010). Les prairies d’abissage en Ardenne belge : un patrimoine naturel remarquable à sauvegarder. Fourrages, 203, 231-234

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
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Résultats du concours général agricole des prairies et parcours

Résultats du Concours Général Agricole des Pratiques Agroécologiques "Prairies et Parcours"

Le 4 et 5 juin, le Concours Général Agricole des Pratiques Agroécologiques : Prairies et Parcours s’est tenu sur les vallées de la Plaine, de la Meurthe, de la Fave, de la Bruche et de Villé, réunissant ainsi les territoires des Vosges et d’Alsace.

Le jury

Le jury, composé de deux agricultrices lauréates, deux experts botanistes, un expert fourrages, un apiculteur et un expert paysage, a parcouru 9 parcelles sélectionnées par les 9 agriculteurs inscrits.

Déroulement des visites 

Lors de la visite des parcelles, l’agriculteur présente au jury son exploitation, et la parcelle choisi. Cela permet au jury de comprendre le système de l’exploitation et de replacer dans son contexte la parcelle sélectionnée. Le jury parcourt ensuite la parcelle pour étudier différents critères comme la valeur agronomique (productivité, valeur alimentaire du fourrage…) ou la fonctionnalité écologique (diversité d’espèces, qualité du milieu pour la faune). Une fois la notation de la parcelle réalisée, le jury fait un retour à l’agriculteur sur ce qu’il a pu voir et donne également des pistes d’amélioration pour, par exemple, avoir d’avantages de pollinisateurs sur la parcelle, une meilleure production fourragère ou une meilleure diversité d’espèces.

Des observateurs (élus, les chambres d’agriculture des Vosges et d’Alsace, la région Grand-Est, participants du conseil de développement du pays de la Déodatie) ont également pu assister à ce concours et découvrir les prairies fleuries. Le but est de réunir différents acteurs autour de la thématique des prairies permanentes naturelles.

Ce concours valorise les agriculteurs et agricultrices du territoire qui travaillent avec les prairies permanentes naturelles. Leurs pratiques permettent de les maintenir et ainsi de garantir les services écosystémiques permis par les prairies (production de fourrages, maintien biodiversité et pollinisation, stockage du carbone, filtration des eau, valeur paysagère…).

Notation de la prairie par le jury
Prairie de Jacques Peterschmitt, agriculteur de Provenchères-et-Colroy, arrivé second prix du concours

Le concours a été coorganisé par la Chambre d’Agriculture d’Alsace, le PETR du Pays de la Déodatie, la Communauté de Communes de la Vallée de la Bruche et le Communauté d’Agglomération de Saint-Dié des Vosges. La Chambre d’Agriculture des Vosges et le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges étaient partenaires de cette édition.

Lise BLANC-JOUVAN
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Concours général agricole des prairies et parcours

Concours Général Agricole des Pratiques Agroécologiques "Prairies et Parcours"

Le Pays de la Déodatie co-organise avec la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié-des-Vosges, et ses homologues alsaciens, le Concours Général Agricole des prairies et parcours sur son territoire.

Ce concours met en avant les éleveurs dont les pratiques s’inscrivent dans le mouvement de l’agroécologie et permettent d’avoir des prairies permanentes naturelles diversifiées.

Le Concours est un événement national qui se déroule en deux temps.

En premier lieu, chaque territoire peut organiser le concours. Les agriculteurs inscrits mettent en avant une parcelle représentative de leur ferme le jour du concours. Un jury local composé d’experts en agronomie et fourrages, d’experts en botanique ainsi que des apiculteurs visite les parcelles et sélectionne la parcelle gagnante suivant de nombreux critères (valeur agronomique, environnementale, apicole…).

Ensuite, les gagnants de chaque territoire concourent ensemble pour le prix national qui est remis lors du Salon de l’Agriculture à Paris.

De par ce concours, le Pays souhaite valoriser les éleveurs du territoire qui œuvrent au maintien des prairies permanentes qui rendent de nombreux services environnementaux à la société. Ce concours est également l’occasion de faire du lien entre les acteurs du territoire.

La Chambre d’Agriculture de Vosges et le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges sont partenaires de ce concours.

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
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Sylv’ACCTES, une aide financière aux travaux sylvicoles qui démarre fort !

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Pauline BARRIER
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Sylv’ACCTES, une aide financière aux travaux sylvicoles qui démarre fort !

Après 2 ans d’expérimentation, financés par la Région Grand Est, qui a permis l’élaboration du Projet Sylvicole Territorial (PST) avec nos partenaires prescripteurs (ONF, CNPF, CDA88, experts forestiers et ETF), le PETR du Pays de la Déodatie ainsi que le PETR du Pays de Remiremont et de ses vallées ont adhéré à l’association Sylv’ACCTES pour 3 ans (2024-2026).

| Favoriser des itinéraires sylvicoles adaptés à nos enjeux environnementaux

Les travaux entrant dans un des 4 itinéraires sylvicoles suivants sont éligibles au dispositif :

  • Sapin, Epicéa : Amélioration, irrégularisation et diversification des peuplements (purs ou en mélange)
  • Pin sylvestre : Diversification des peuplements de pins sylvestre majoritaires conduits en futaie régulière
  • Hêtre : Amélioration, irrégularisation et diversification des peuplements de hêtre purs ou mixtes
  • Sapin, Epicéa : Diversification des peuplements de sapins/épicéas majoritaires conduits en futaie régulière

Ces itinéraires ont été choisis pour répondre aux enjeux d’adaptation de nos peuplements de montagne et piémont au changement climatique. En effet, la diversification des strates et/ou essences reste un des moyens les plus efficaces de résilience. Ces travaux, en outre, favorisent la régénération naturelle, qui, si elle est possible, permet d’avoir un peuplement adapté au milieu et est moins couteux qu’une plantation (même si des plantations par placeau sont éligibles en cas de besoin).

Ces travaux sont également favorables au maintien voire développement des services écosystémiques (préservation des zones humides, arbres biologiques, ouverture de tourbières/clairières…).

Tous les agents ONF sont formés à ce dispositif (4 demi-journées de formation) et 3 événements de promotion de la sylviculture durable ont eu lieu en 2024-2025 pour promouvoir le dispositif.

| Bilan de la première année de déploiement : POSITIF !

92 ha de forêts ont ainsi été travaillé en 2024 en ce sens sur le territoire, soit 16 dossiers (12 communes et 4 propriétaires privés). Cela représente une aide de 58 000 € sur les 113 000 € de travaux.

Une formation pour la 2ème année du dispositif des PSE

Une journée de formation pour la 2ème année du dispositif des PSE (Paiement pour Services Environnementaux)

Dans le cadre des Paiements pour Services Environnementaux (PSE), les PETRs du Pays de la Déodatie et de Remiremont et de ses vallées organisent chaque année une formation sur chaque territoire à destination des agriculteurs engagés dans les PSE.

Ces formations ont pour but de réfléchir ensemble sur l’application de l’agroécologie sur des exploitations majoritairement composées de prairies permanentes.

Au programme :

Deux sessions de formations se sont déroulées, le 3 décembre à Vagney puis le 4 décembre à Saint-Dié-des-Vosges, animées par Sylvain Plantureux, ancien chercheur à l’INRAE et expert des prairies.

Cette année, le thème de la formation fut la typologie des prairies du massif vosgien et la valeur économique des prairies permanentes, notamment avec des comparaisons de cout de production et cout de remplacement de ces prairies avec des prairies temporaires ou du maïs ensilage.

Cela a permis de mettre en avant que les prairies permanentes sont souvent intéressantes sur le plan économique et que le pâturage est une solution rentable pour produire de la protéine et de la matière sèche. Les retours furent positifs et chaque agriculteur est reparti avec une typologie des prairies des massifs des Vosges pour, s’il le souhaite, identifier les types de prairies présentes sur sont exploitations.

Les deux formations ont permis de mobiliser 21 agriculteurs, dont 10 agriculteurs PSE du périmètre du PETR du Pays de la Déodatie et 9 agriculteurs PSE du périmètre du PETR du Pays de Remiremont et de ses vallées.

Vers un avenir durable

Cette journée d’échange a non seulement renforcé les liens entre les agriculteurs, les chercheurs et les décideurs locaux, mais a également souligné l’importance de poursuivre nos efforts collectifs en faveur de l’environnement.

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
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Bilan de la 1ère année pour le dispositif des paiements pour services environnementaux (PSE)

Bilan de la première année pour les PSE (Paiements pour Services Environnementaux)

Le 15 mai 2024, la première année des Paiements pour Services Environnementaux (PSE) a touché à sa fin.

Les 33 agriculteurs engagés ont perçu le premier montant de rémunération pour leurs pratiques résultant à des services environnementaux en faveur de la biodiversité.

En année 1, 3 362 ha de SAU sont engagés dont 2 862 ha de prairies permanentes préservées et 148 milieux naturels préservés.

Le montant total de rémunération s’élève cette année à 345 251,26€ pour les 33 agriculteurs, ce qui est très proche de l’objectif, allant de 962.35€/agriculteur à 21 200€/agriculteur.

Au niveau de la rémunération ramenée par hectare, la moyenne est de 130.37€/ha, allant de 25.76€/ha à 212€/ha. Cet indicateur est intéressant à regarder car c’est avec celui-ci que l’on verra l’importance des pratiques vertueuses d’un point de vue environnemental sur une exploitation. Plus la rémunération à l’hectare est élevée, plus l’agriculteur a des pratiques vertueuses pour la biodiversité.

Concernant les formations, 21 agriculteurs sur 33 ont participé à la formation proposée par le PETR et animé par Sylvain PLANTUREUX (ancien enseignant-chercheur à l’INRAE), sur le thème de l’adaptation au changement climatique et la vulnérabilité des fermes vosgiennes aux changements climatiques (voir article). Le retour fut positif de la part des agriculteurs sur la formation.

Lise BLANC-JOUVAN
Technicienne agri-environnement
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